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Plongée au Nitrox

mardi 15 janvier 2008 par Pierre N3 E1

1. Définition

En plongée, on appelle Nitrox un mélange d’air sur-oxygéné. En pratique, l’air lui-même est un Nitrox : un Nitrox 21 (20,9% d’oxygène et 79,1% d’azote).

2. Intérêt du Nitrox

L’intérêt d’un tel mélange consiste en la diminution de la pression partielle d’azote pendant la plongée, ce qui diminue la saturation en azote. Ceci en retour permet de diminuer les paliers de décompression et la sensation de narcose par rapport à une plongée équivalente à l’air.

3. Comment le préparer

Il existe trois méthodes de préparation du Nitrox :

  • Méthode par pressions partielles.
  • Méthode par mélangeur ou stick.
  • Méthode par séparateur à membrane.

Méthode par pressions partielles
C’est la méthode la plus communément utilisée. Elle consiste à gonfler le bloc avec de l’oxygène pur, puis à compléter avec de l’air afin d’obtenir le mélange désiré. Cette méthode nécessite l’utilisation de bouteilles et de robinetteries absolument dépourvues de graisse, sous peine de danger d’explosion.
Elle permet de réaliser des mélanges à toute proportion d’oxygène, dans la mesure où la pression dans la bouteille d’oxygène est suffisante.

Méthode par mélangeur ou stick Stick Nitrox
Cette méthode consiste à réaliser le mélange sous pression ambiante, à l’entrée du compresseur, puis à compresser le mélange obtenu. Le mélange est réalisé à l’aide d’un mélangeur spécifique également appelé stick. L’avantage d’un tel procédé est qu’il ne nécessite pas le dégraissage des blocs et des robinetteries. Il permet également de pouvoir utiliser la bouteille d’oxygène jusqu’au dernier bar. Par contre, il ne permet de réaliser des mélanges que jusqu’à 40% d’oxygène. Au-delà, les matières grasses contenues dans le compresseur réagissent en présence de l’oxygène.

Méthode par séparateur à membrane
Cette méthode nécessite un compresseur spécifique, équipé d’une membrane qui retient les molécules d’azote, plus volumineuses que les molécules d’oxygène. L’intérêt de cette méthode est de ne pas avoir à manipuler du tout d’oxygène, aucun coût de fonctionnement associé à la location de la bouteille d’oxygène ni aux recharges. Son inconvénient majeur reste l’investissement de départ lors de l’acquisition du compresseur. Comme pour la méthode par mélangeur, la proportion d’oxygène est limitée à 40%.

4. Utilisation

Afin de pouvoir plonger au Nitrox, il faut suivre une formation. La FFESSM attribue deux qualifications séparées :

  • Qualification de Plongeur Nitrox.
  • Qualification de Plongeur Nitrox Confirmé.

Le Plongeur Nitrox peut utiliser tout mélange à taux d’oxygène inférieur à 40%.
Le Plongeur Nitrox confirmé peut utiliser tout mélange, y compris l’oxygène pur.

L’utilisation courante du Nitrox peut se faire en lieu et place d’air, en utilisant les tables de plongée à l’air. Dans ce cas, le plongeur dispose d’une marge de sécurité accrue par rapport à la narcose ou aux paliers de décompression.

En cas d’utilisation des tables de plongées au Nitrox, l’utilisation d’un ordinateur de plongée "Nitrox" est conseillée.

Dans tous les cas de figure, il faut veiller à la pression partielle d’oxygène atteinte au plus profond de la plongée, et se limiter à 1.6 bar (1.4 est conseillé). C’est pour cela qu’il faut planifier correctement sa plongée afin de :

  • Réaliser le mélange adapté au profil de la plongée.
  • Veiller à ne jamais dépasser la profondeur maximale calculée.

5. Quelques règles

Voici quelques formules de base permettant de calculer les paramètres utiles :

  • Pression partielle d’O² = ppO² = Pression absolue x %O²
  • Pression absolue maximale = ppO² max / %O²
  • Profondeur maximale = (pression absolue maximale - 1) / 10 = ((ppO² max / %O²) - 1) / 10

Les calculs de tables sont d’une simplicité enfantine, il suffit pour cela de quelques connaissances de règle de trois (ou proportions). A partir d’une table à l’air, on obtient les paliers de décompression au Nitrox, en recalculant la profondeur maximale comme suit :

  1. Calcul de la pression absolue à la profondeur maximale :
    Pabs = 1 + prof / 10
  2. Calcul de la pression absolue équivalente :
    Péquiv = Pabs x %N² / 79%
  3. Calcul de la profondeur équivalente :
    Prof équiv = (Péquiv - 1) x 10

Par exemple : plongée à 38 m avec Nitrox 32 :

  • Pabs = 4,8 b
  • Péquiv = 4,13 b
  • Prof équiv = 31,3 m
    On utilisera donc la table à la ligne 32 m.

Avant la plongée, une fois que le bloc a été gonflé, chaque plongeur doit : Analyse

  • Identifier sa bouteille en y apposant son nom.
  • Mesurer le taux d’oxygène du mélange.
  • Apposer ce taux sur la bouteille.
  • Vérifier que ce taux est conforme à celui noté par le préposé au gonflage (identique à +/- 1% près).
  • Noter la profondeur maximale autorisée.

6. Conclusion

La plongée au Nitrox, qui se démocratise avec l’apparition de matériel adapté et des stations de gonflage de plus en plus nombreuses présente énormément d’avantages. Comme pour toute plongée, il faut néanmoins respecter les règles de sécurité relatives à l’utilisation de l’oxygène. En plongée de loisirs, limiter la pression partielle d’oxygène à 1,4 bar. Dans nos régions, où la température de l’eau limite la durée de la plongée, le Nitrox, permet de compenser l’altitude de la plongée, et permet d’accroître la sécurité par rapport à la saturation en azote.

7. Au sein du club

Depuis début 2007, le club propose des formations de plongeurs Nitrox (de base et confirmé), ainsi que le gonflage de blocs au Nitrox.

Pour la formation, vous pouvez vous adresser à nos moniteurs, Philippe, Didier, Patrice et Marc qui vous informeront des dates des formations. Pour la plongée, veuillez avertir les responsables du matériel ou vos moniteurs le mercredi ou le jeudi avant la sortie afin qu’ils puissent préparer les blocs Nitrox.

Carte CMAS Nitrox

Vrai ou Faux ?

En plongeant au Nitrox on est moins fatigué.

Réponse

C’est à la fois vrai et faux.
La fatigue en plongée dépend, entre autres, de l’azote résiduel. On ressentira moins de fatigue en plongeant au Nitrox uniquement si l’on se sature moins en azote, en particulier, si l’on utilise des tables de décompression à l’air.

La limite de profondeur de 60 m fixée par la réglementation est due à la toxicité de l’oxygène.

Réponse

C’est vrai.
La pression partielle d’O² de l’air à 60 m est de 7 b x 0,2 = 1,4 b, soit la limite pratique imposée par la réglementation. La pression partielle d’O² de l’air à 70 m est de 8 b x 0,2 = 1,6 bar, soit la limite de toxicité retenue par la FFESSM.

On peut utiliser n’importe quel matériel pour plonger au Nitrox.

Réponse

C’est vrai et faux.
Si pour des mélanges de proportion d’O² inférieure à 40%, il est possible d’utiliser un détendeur normal, il faut un détendeur spécial pour des teneurs en O² supérieures. Dans tous les cas, un bloc ne peut contenir d’autre gaz que celui qui est indiqué sur le bloc. On ne peut donc utiliser que les blocs marqués "service oxygène" ou "air oxygène" avec du Nitrox. Par ailleurs, le Comité Européen de Normalisation (CEN) est en train de voter une norme Nitrox, pour laquelle, la connexion DIN 200 sera remplacée par une connexion M26x2, ce qui rendra l’utilisation d’un détendeur spécifique Nitrox obligatoire. Rassurez vous, une période transitoire d’utilisation des robinetteries actuelles est prévue.

Une plongée en altitude à 1000 m avec un Nitrox 32 est équivalente à une plongée à l’air à 0 m.

Réponse

C’est vrai.
La pression de l’air diminuant de 0,1 b par km d’altitude, à 1000m, on est soumis à 0,9 b de pression. Les rapports de pressions, soit 0,9/1 représentent les rapports des profondeurs équivalentes prof lac/prof mer, donc si l’on plonge à 40 m en lac à 1000 m d’altitude, cela représente une plongée à 44,4 m en mer.
Une plongée avec un Nitrox 32 à 44,4 m donne en pression absolue équivalente : 5,44 x 68 / 79 = 4,68, soit une profondeur équivalente de 37 m.

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