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10ème salon de la plongée

Avec ma môman, je suis allé au 10ème salon de la plongée à Paris.

On y a rencontré Michel qu’on a poursuivi sans succès avant de sortir du salon.

On a rempli plein de bulletins pour gagner du matos de plongée et des voyages et on attend toujours.

Il y avait :

– des stands qui proposaient des voyages de rêves qui m’étaient inconnus mais ces paradis sont pour la plupart très chers.

Stand de la PolynésieLes danseurs nous invitent au voyage

– des représentants de grandes marques de matériels de plongée (combinaisons, stabs, vidéos-photos, détendeurs, ordis…) et tout cela dernier cri à prix cassés.

– des congrès sur les molécules pharmaceutiques provenant de la mer (très intéressant), sur les incroyables rencontres entre l’homme et les magnifiques créatures des mers comme les requins-baleine, les dauphins… jusqu’aux plus petites espèces multicolores, tout ce beau monde nous offrant des spectacles inoubliables.

– des stands sur les clubs de plongée sur la méditerranée et l’atlantique~: ça nous a permis de découvrir qu’il n’y a pas besoin d’aller loin pour se faire plaisir et profiter de la magnificense du grand bleu (que c’est beau, mais à 6 h de route minimum).

– un stand de bijoux qui n’avait rien à faire là.

– des stands de formations pour devenir BEES ou MF (mais je suis trop jeune, bouhou…)Beaucoup de monde autour de la piscine

– une piscine de 300 m2 pour faire des baptêmes et de la nage avec palmes masque et tuba (pmt).

On pouvait y tester les pitis moteurs ou c’est qu’on a pas besoin de palmer pour avancer et essayer les recycleurs.

– des expositions et des concours de photos sous-marine sublimes.

Je conseille (et ma môman aussi) à tout le monde de venir au 11ème salon de la plongée car il y a tous les ans de nouvelles destinations à découvrir, de bonnes affaires à faire et d’amener son propre casse-croûte car le restaurant du salon est très cher.

J’y retournerai l’année prochaine et j’espère y retrouver Michel au magnifique grand stand de la FFESSM qui illuminait le salon par sa présence.

Un risque peut en cacher un autre!

Ce dimanche d’août, nous avons décidé de plonger en étanche. Nous sommes trois et avons planifié une ballade maintes fois réalisée, d’une profondeur de 50 m maximum et d’une durée de 50 min.

Après le traditionnel café sur la terrasse de la plage de Boudry, nous nous équipons sur le parking situé à quelques dizaines de mètres du lac de Neuchâtel.
Un peu plus tard au bord de l’eau lors du contrôle de l’équipement, je constate que j’ai laissé mon masque sur le parking. Mes binômes doivent patienter et cela me contrarie.

Le départ de la plage de Boudry

Au moment de la mise à l’eau, nouvel imprévu, de grosses bulles signalent que l’inflateur fixé à ma combinaison étanche fuit. Malgré cet incident, je décide de ne pas renoncer à la plongée, mais dans ma tête s’inscrit le souci de la fuite d’air.

Mon inflateur fuit Cette fuite me rend soucieuse

Mon binôme ferme alors le robinet sur lequel est fixé l’inflateur de la combinaison étanche. Une seule sortie suffira et je m’équilibrerai avec le gilet uniquement. Mon binôme insufflera de l’air à ma demande lorsque la pression deviendra inconfortable.
A 10 m, puis 20, 30, 40 m de profondeur, il m’injecte de l’air. Excellent exercice, tout va bien.

A plus de 40 m dans les eaux du lac de Neuchâtel

A 48 m, juste avant d’entamer la remontée, je regarde le manomètre :

il indique 0 bar ! Je n’ai plus d’air !

Il affiche désespérément

Les yeux écarquillés, je fonce montrer le manomètre à mon binôme qui me tend immédiatement son détendeur de secours. J’inspire à fond mais je bois la tasse. Je reprends mon détendeur qui me donne encore de l’air puis refais une tentative sur son secours. Je rebois la tasse.

Que se passe-t-il donc ?

J’ai pourtant fait cet exercice maintes fois. Je suffoque puis reprends mon détendeur qui donne toujours de l’air. Je peine à reprendre mon souffle, je m’efforce de ralentir ma respiration. Je cherche à clarifier mes idées, le manomètre est-il hors d’usage ?
_Je fais signe de vouloir remonter le long de la pente mais mon binôme me retient fermement au fond et me montre le cadran qui tout à coup indique 120 bar. Je ne comprends pas mais je vois que j’ai de l’air.

Nous entamons enfin la remontée et j’ai envie d’accélérer. A ce moment je capte son regard menaçant qui en dit long sur l’intensité du moment. Nous sommes encore à plus de 40 m et à chaque inspiration je m’attends à la panne d’air. Mon manomètre signale à nouveau 0 bar. Un détail technique m’échapperait-il ?

A 25 m je me détends enfin et le raisonnement redevient possible.

Maintenant tout s’éclaircit, c’est si simple après coup. Nous revenons tranquillement par l’herbier à 5 m. La plongée aura finalement duré 30 minutes.

L'herbier et ses habitants

Le troisième de palanquée resté spectateur attend des explications. Il a vu qu’il se passait quelque chose, mais quoi au juste ?

Dans l’eau, les pieds encore palmés, nous énumérons les facteurs à risque qui se sont enchaînés :
– Pour commencer, un stress anodin provoqué par l’oubli du masque qu’il faut retourner chercher et les copains de palanquée qui attendent.
– Puis, juste après, le constat de la pièce défectueuse, la fermeture d’un robinet qui marque dans ma tête la crainte du manque d’air et la dépendance à mon binôme afin d’en recevoir pour la combinaison étanche.
– Plus tard encore, l’ivresse des profondeurs qui engourdit mon esprit et le choc de voir le manomètre indiquer 0 bar.

Un fait important m’échappait alors : il indiquait 0 bar car il était fixé sur le robinet fermé ! Je n’étais plus non plus en mesure de comprendre que mon binôme avait ouvert puis refermé le robinet pour me montrer que j’avais bien de l’air. J’ai pris ensuite le détendeur de secours à l’envers et finalement j’ai suffoqué.

Pendant ma formation, j’avais appris qu’à chaque plongée il faut s’attendre à toutes les éventualités et qu’il faut à tout prix garder son calme. Voilà qui est vérifié!

Une heure après, sur le parking, notre plongée alimentait les conversations et le verre de blanc était particulièrement apprécié.

Plongée sous glace

Laissez-vous glisser sous la couette la plus fraîche du monde.
Enveloppez-vous d’un ballet de bulles d’air.
Vous entrez dans le milieu aquatique le plus féerique qui soit.

Un fil d’Ariane en main, séparé du monde extérieur par une couche opaque de glace, vous apprécierez de coller votre nez au plafond.

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Vos bulles s’écrasent, se désagrègent, minuscules perles qui dansent sur la surface solide. Des formes étranges apparaissent dans la croûte gelée : craquelures, chapelets de bulles emprisonnées.

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Admirez les couleurs de l’arc en ciel qui apparaissent dans des vases de cristal…

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Capturez de vos yeux la beauté du monde subaquatique et partager la douceur de son intimité.
Il faut penser à se réveiller…

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Par l’ouverture béante dégringole un halo lumineux, vision féerique et rassurante. On sait que le monde extérieur est proche de quelques coups de palmes !

Plongée sous glace