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Voyage club 2010 à Marsa Shagra : à la découverte du Grogong

En cette année 2010, année internationale de la biodiversité, l’ASC à organisé son voyage annuel de fin d’année en Egypte, sur le site de Marsa Shagra, dans le secteur de Marsa Alam.

Un très beau voyage, réalisé entre le 28/05 et le 05/06, dans d’excellentes conditions, avec pléthore de très belles plongées pour les 34 participants.

L’intérêt de la destination est multiple.

Une Marsa, c’est une petite baie, au fond de laquelle le récif corallien est interrompu et laisse place à une plage de sable. Marsa Shagra, c’est une marsa typique, dans laquelle s’est installé un écolodge. En fait un hôtel dédié à l’exploration sous-marine, dont la direction a le souci constant de limiter l’impact de la structure sur le site naturel.
Marsa Shagra

Quatre niveaux d’hébergement sont proposés (tentes, huttes, chalets, chalets supérieurs), pour lesquels les prix vont crescendo avec le niveau de nuisance à l’environnement. Le récif est surveillé en permanence et il est formellement interdit de marcher sur le platier, de s’accrocher aux coraux ou de plonger avec des gants.

Elphinstone reef

Le site est situé dans le sud de l’Egypte, dans un secteur où les récifs d’intérêt ne manquent pas. Le plus célèbre d’entre eux, Elphinstone, est localisé directement au large de Marsa Shagra, et il ne faut que 15 à 30 minutes de navigation en semi-rigide pour le rejoindre.

Elphinstone
Le site, que certains d’entre nous avons pu plonger par mer d’huile, reste toujours remarquable, au moins par sa topographie et ses paysages. Les tombants abruptes qui s’enfonce dans un bleu profond sans limites, la densité de coraux qui couvre les paroies, le foisonnement des barbiers oranges (Anthias ou Pseudanthias squamipinnis)…

C’est une plongée « ambiance bleue » par excellence. Evidemment, le site est réputé pour ses « grosses rencontres » comme les requins marteaux ou les requins océaniques (longimanus) … et ils ont été particulièrement absents !

Mais la saison n’était pas la plus appropriée et il faut bien avouer que les effets de la surpêche aux requins, partout dans le monde, fini par se ressentir, même sur des spots reconnus comme celui-ci !

Mais à mon goût, l’intérêt principal de Marsa Shagra, c’est que le centre de plongée propose une multitude de plongées différentes via les transports en bateau, en camion et du bord, ces dernières étant à volonté en autonomie.

Check-dive

Bien entendu, avant de pouvoir profiter pleinement de ces plongées à volonté, il nous a fallu subir la traditionnelle « check-dive » : plongée-test où 12 plongeurs suivent 1 seul DiveMaster !

On se demande bien ce qu’il a pu sérieusement évaluer dans ce troupeau…

J’avoue que cette formalité, tout à fait légitime à mon sens (indépendamment de ses modalités pratiques discutables), me fait bien sourire intérieurement, alors que nombre d’institutions internationales de plongées critiquent notre code du sport et notamment son article 322-81-1. Pour mémoire, ce dernier stipule que le Directeur de plongée « évalue » les aptitudes des plongeurs à travers « la présentation d’un brevet, carnet de plongée ou diplôme » ou a défaut « à l’issue d’une ou plusieurs plongée« . Mais bon, nous avons tous été très docile, pour pouvoir être tranquille par la suite.

Après cette première plongée particulière, nous avons pu effectuer les plongées sur le « house-reef » à notre guise.
Napoléon

Le house-reef

Le « house-reef » de Marsa Shagra permet des plongées particulièrement riches et attrayantes. On peut réaliser au moins 6 plongées différentes sur le site, en combinant à sa convenance récif Nord ou récif Sud, départ plage ou bateau et retour plage ou bateau. Il suffit d’inscrire sa palanquée sur le tableau de contrôle en précisant ses desiderata. J’ai particulièrement apprécié ces plongées, lors desquelles nous jouïssions d’une liberté quasi-totale et qui nous ont permis de contempler presque toute la faune et la flore de Mer Rouge.

Pour moi, ces plongées ont d’abord été l’occasion de finaliser la formation pratique Niveau 2 de Joël et de la valider. Il manquait en effet à ce cher Joël 2 plongées pour confirmer ses aptitudes à assister un équipier en difficulté. Deux plongées avec interprétation et remontées en assistances (suivies d’une belle explo à chaque fois) plus tard, et le tour était joué, notre Joël promu Niveau 2 en beauté.
Joel

En dehors de ces acrobaties techniques, je retiendrai surtout de Marsa Shagra des récifs coralliens d’une grande qualité. Que ce soit au nord ou au sud, les « house-reef » abritent des jardins de coraux très fournis et quasi-intacts. La densité et la variété des coraux est remarquable. Plonger sur ces récifs en pleine journée, de préférence le matin (pour bénéficier d’une lumière maximale) est la garantie d’un festival de couleurs.
Coraux

Les poissons coralliens y grouillent littéralement et on a vraiment l’impression d’être dans un aquarium d’exception.
Mérou

Dés le départ de la plage, poissons-ballons, syngnathes, raies pastenagues à points bleus et rascasses volantes se bousculent. En s’éloignant un peu, on trouve même quelques anémones habitées par des poissons clowns.
Raie points-bleus

Et puis, le récif réserve des surprises plus consistantes pour qui sait regarder autour de lui. Ainsi, sur le sable à une vingtaine de mètres de profondeur, avec Joël, j’ai croisé la route d’une superbe raie pastenague grise à tâche noire (Taeniura melanospilos) de 2 à 3 mètres d’envergure !

Les barracudas, regroupés en un banc compact, hantent le récif nord, où ils se donnent en spectacle dans le bleu. Tel un peloton de cycliste, le leader quitte régulièrement sa position et nage à contresens pour regagner l’arrière du banc.

Barracudas

Les tortues ne sont pas rares, et cerise sur le gateau, les requins pointe-noire (Carcharinus melanopterus) sont encore des habitués du secteur. Des juvéniles croisent régulièrement dans 10 ou 20 cm d’eau devant la plage, mais il fallait se lever tôt pour les voir. Et puis, chance ultime, nous avons croisé un adulte d’un bon mètre cinquante sur le récif sud, à 100 mètres du bord. Certes, il ne s’est pas arrêté pour la photo, mais quel bonheur de savoir qu’il reste des sites où les trouver !

Plongée-camion sur Marsa Abu Dabab

Notre forfait comprenait aussi des « Plongées-camions » (ou Truck Dive) qui nous ont permit de visiter quelques autres sites intéressants. Le plus remarquable d’entre eux est incontestablement Marsa Abu Dabab. Cette baie abrite une grande plage aménagée, prisée des Italiens qui fréquentent le complexe hôtelier à l’extrémité sud du site. De part et d’autre, le récif corallien. Au milieu, une vaste étendue sableuse recouverte d’un herbier entre 5 et 20 mètres. Un herbier, les « poireaux » comme disent certains plongeurs, aucun intérêt doivent penser certains … Bien au contraire !!! Cet espace regorge d’espèces inattendues … et en particuliers d’énormes tortues qui viennent se rassasier de verdure. Le site est également connu pour la possibilité de croiser un Dugong.

Tortue

[fond orange]Le Dugong, ou vache de mer, est un mammifère marin herbivore appartenant à l’ordre des siréniens (comme les Lamentins). Ils vit en eaux tropicales, dans tout le bassin indo-pacifique, mais l’espèce est menacée (braconnage, hélices, filets, destruction des herbiers …). On estime la population mondiale à 50-90 000 individus, essentiellement en Océanie et dans le golfe persique. En mer rouge, il y aurait quelques milliers d’individus (2000 ? 4000 ?) dont quelques dizaines en Egypte.
[/fond orange]

Certes, on nous a prévenu, que le Dugong était rare sur le site. Non-vu pendant 2 ans, il a toutefois été observé 1 mois avant notre venue. C’est donc avec un minimum d’espoir que nous partons à l’eau. La plongée consiste à se partager le temps entre le récif sud et l’herbier.

Poisson-pierre

Glass-fish
Notre aller le long du récif corallien sera bien plus riche que prévue. Les coraux sont en bon état et l’endroit est poissonneux.

Nous verrons même un superbe poisson pierre posé sur le sable.

A l’extrémité du récif, les petites patates de corail se succèdent, rivalisant de curiosité à découvrir : poissons hachettes, nudibranches, rascasses volantes noires, tortue en transit… Un vrai régal.
Rascasse volante noire

Découverte du Grogong

Et puis, régulièrement, un coup d’œil vers le sable, là bas en direction de l’herbier, au cas ou … Et là, surprise ! Un gros nuage de sable se profile à l’horizon. Mon pouls s’accélère, je n’ose y croire, le Dugong serait-il donc au rendez-vous ?

Grogongs

Le nuage se rapproche, une ombre se dessine progressivement … et la déception s’abat sur moi !

Ce ne sont que 2 plongeurs, équilibrés comme 2 enclumes sans nageoires, remuant le sable à grands coups de palmes. De simples « Grogongs ».

La déception est double, car ce sont des plongeurs de notre groupe, et je ne suis pas très fier de cette observation.

Passé cet incident, nous traversons le sable dans l’autre sens et gagnons l’herbier. Après quelques minutes de prospection, la récompense est là : une tortue broute allègrement sans se soucier de notre présence. Puis une autre, beaucoup plus grosse. Séance photo. Les rémoras collés sur sa carapace sont tout à fait respectables. Puis c’est le tour d’une raie-guitare de traverser l’herbier en balançant de droite à gauche.

Grogong
Le temps approche l’heure de plongée, et pas de Dugong en perspective. Je désespère un peu, mais c’était sans compter sur Seb, l’œil vif, qui brutalement retire son embout et jette sa tête nerveusement sur le fond sablonneux en mimant les mouvements saccadés de broutement du Dugong !

Je suis pris d’un fou rire qui provoque de nombreuses entrées d’eau dans mon masque. Ce Seb est vraiment impayable.

Le Dugong restera invisible ce jour là. Mais nous aurons eu la chance de découvrir une nouvelle espèce : le Grogong. Tour à tour specimen à forte flottabilité négative générant un épais brouillard de particules, puis individu saugrenu et fougeux imitant à l’improviste le mammifère herbivore tant convoité.

La plongée se terminera avec encore quelques tortues en remontant progressivement vers la plage. Premiers à l’eau, nous sommes la dernière palanquée à sortir.

Alain, la tortue et le remora

Le Dugong n’était pas là, mais la plongée aura marqué tout le monde quand même. Belle expérience. A renouveler, très certainement. Et sacré Grogong !

C’est Noël sur le LEM!

Une petite équipe de plongeurs a installé une belle décoration lumineuse sur le LEM. La guirlande est reliée à la surface par un câble de 200 m, branché sur une batterie de voiture, placée dans une caisse en métal sur la plage.

L’éclairage provisoire devrait fonctionner jusqu’à début janvier 2010 puis sera complètement démonté.

L’effet est féerique et les petites lumières sont visibles et guident le plongeur depuis le Requin déjà, tout en ne consommant que 3~w !

De grosses lottes se montrent dans la douce lumière de l’engin.

Mais prudence, le Module se trouve à 45-48 m !

Christine, David et Michel de l’Aqua Sport Comtois sont allés faire un reportage, sous une neige incessante et importante..

L'accès de la plage de Boudry

Les préparatifs se font avec le sourire, malgré le froid.

La nuit tombe...

Nous inspectons un peu les installation à terre et lisons les sages consignes.

La caisse à batterie et les conseils

Le câble maintenu par des petits moulages en béton.

Puis, après un parcours en surface, sur des eaux clapotantes, c’est la descente dans l’eau à 6°.

Voilà les sapins, puis les Dauphins… C’est la bonne piste. On aperçoit le Requin à – 43 m, mais déjà une lueur nous montre le bon chemin, dans un eau très claire.

Lueur au loin...

Et c’est l’éblouissement… Avec de grosses lottes profitant du spectacle.

Petites LED dévoilant la stucture du LEM

Une douce lumière

lem5

Une dernière photo

Les paliers s’affichent : 1 min à 6 m et il faut remonter… D’ailleurs, David, en semi-étanche est maintenant impatient de rejoindre la surface.

David

40 minutes pour moi d’une plongée merveilleuse.

Première immersion

C’était un jour de septembre. A la recherche d’une nouvelle activité sportive à pratiquer, je discutais de plongée avec un collègue. Cela avait l’air tellement magnifique comme expérience : immergé sous des mètres d’eau cristalline, vous pouviez effleurer du bout des doigts la faune sauvage et dans un rayon de soleil, apprivoiser une troisième dimension … Le soir même un entraînement à la piscine était programmé : « Viens » me lançait mon ami, « tu peux faire un baptême. C’est gratuit, ça te fait une expérience, tu vois si ça te plais et si tu veux revenir, tu connais le chemin ! » Rendez-vous était pris. Lui ne pouvait être présent ce soir là, mais peu importe : bien que croisés batraciens, les plongeurs ne devaient pas moins en rester des hommes.

Mercredi, 20h30, piscine Mallarmé, mon sac de piscine à la main :
– « Bonsoir, je viens de la part de Stéphane. Il paraît qu’en demandant gentiment vous me feriez découvrir votre sport ?
– Heu, bah, on va te trouver quelqu’un … Michel ! Un baptême : tu prends ?
– Oh oui ça tombe bien j’avais rien de prévu ce soir ! Puis se tournant vers moi, salut, ça va ? T’as tes affaires ! Bah maintenant si tu veux ! »

Et voilà ! Pas compliqué ! Quelques minutes et une poignée de mètres, une bouteille à la main. Plus tard, Michel, avec un grand sourire, me tend un équipement : « Je te montre une fois et on installe tout cela ensemble. » Le gilet stab, la bouteille, le détendeur, les palmes, les masque, tout m’est prêté sur place. Quelques explications sommaires sont nécessaires, à propos du fonctionnement, de la communication, du comportement sous l’eau … Et nous voici dans l’eau !
bapteme2

Toujours très soucieux du bon déroulement de la séance Michel ponctue régulièrement chaque étape d’un « Comment çà va ? » et explique le déroulement de la suivante. Enfin arrive le moment tant attendu : le détendeur en bouche, debout dans l’eau fraîche de la piscine qui clapote à hauteur de mon nombril, nous allons plier les genoux pour nous immerger totalement !

Sous l'eau

Instant magique : mes expérience passées mon déjà amenées à respirer au travers d’appareils similaires. Mais le passage à l’eau, comment cela va-t-il se passer ? Poitrine encore à l’air pur je ventile normalement. Je descend. Je sens la progression du liquide le long de mon corps. Je ne lâche pas le regard de Michel (un peu comme ton binôme en parachutisme : à ce moment là tu l’aimes ton moniteur). L’eau monte encore, j’y vais franchement et me convainc de la fiabilité – éprouvée – du matériel. La bouche et le nez sont sous la surface que je vois défiler vers le haut à travers le masque. J’ai l’impression d’avoir les yeux collés à un aquarium que nous serions entrain de remplir. Sauf que là le poisson : c’est moi ! Mais moi je ne suis pas un poisson ! alors par réflexe, je bloque …. Un instant passe. Il semble durer des secondes entières. Je réfléchis : « y’a deux secondes t’étais dehors ça marchait. C’est fait pour aller sous l’eau et t’es sous l’eau. Vas-y ! Inspire ! » Je tente ma chance : ÇA MARCHE ! Incroyable cette sensation. Je suis sous la flotte et je respire aussi facilement qu’a l’air libre. Regard confiant de mon compagnon : c’est parti ! »

Au dessus de nous, les autres s’entraînent et enchaînent les longueurs ou les exercices. De temps en temps un nageur nous salue ou un plongeur vient faire une petit pirouette à notre proximité. La séance se déroule merveilleusement bien ! Au hasard d’un coup d’œil, que voilà donc que cela ? Au milieu d’une piscine au XXIe siècle ?! Un « pieds lourds »|Article de l’ASC : « Les Pieds Lourds » ! Un scaphandrier « à l’ancienne » : semelles de plomb, combinaison pressurisée et le célèbre casque de cuivre posée sur les épaules. Me voilà dans « Tintin et le Trésor de Rackham le Rouge » ! Un rêve de gosse !

La plongée durera une vingtaine de minutes. J’ai déjà envie de recommencer. Nous nous déséquipons, nous remettons en état le matériel et rangeons. Après une bonne douche nous nous retrouvons tous devant la piscine. Mon grand sourire ne passe pas inaperçus : « Alors ! Comment ça s’est passé ? », « Ça t’as plus ? », « C’est super hein~! » et déjà « Tu veux revenir ? ». Hé bien… Pourquoi pas me disais-je. « Allez : viens avec avec nous boire un coup au local, tu vas nous raconter tout ça ! »

Et voilà. Rien de plus simple ! Ça et quelques papiers et j’étais intégré à la nouvelle promotion de niveau 1. Un an plus tard je suis encore là !

Ludo

Sous glace, le retour attendu.

Cela faisait 3 ans que toutes les conditions n’avaient pas été réunies pour envisager une petite immersion sous la glace au lac de Saint Point.

Pour ce dimanche 11 janvier, tout est parfait : la glace mesure 13 à~14~cm d’épaisseur, suffisamment pour nous supporter (d’ailleurs les patineurs ont investis les lieux depuis quelques jours) et le soleil et au rendez-vous.

Quand nous arrivons sur les lieux à 10 h du matin, la luminosité est fabuleuse, le lac est encore désert, il n’y a presque pas de neige dessus et il fait encore -12° C à l’ombre. Le local chauffé du camping sera encore plus apprécié pour nous changer…
Le lac

Préparatifs

La 1ère opération sur place, baliser un périmètre de sécurité autour de notre zone de « perçage » est rapidement bouclée grâce à la perceuse de Noël.

les outilsle DP

tronçonnage

François entre ensuite en action avec la tronçonneuse. Les 3 trous disposés en triangle serviront de base à notre petit parcours « sous-glaciaire ».

Dernière opération préparatoire : Didier, notre DP, va dérouler un bout entre chaque trou. Les palanquées suivantes s’arrimeront dessus avec un simple mousqueton, garantie de retrouver la sortie.

le trou

La glace, à peine poudrée de quelques poignées de neige, est très claire. On distingue parfaitement notre équipe d’éclaireurs sous la glace. Eux aussi d’ailleurs nous voient très bien. Et c’est ainsi qu’ils sont guidés pas à pas vers les trous suivants.

Le briefing est concis. La profondeur max n’est même pas évoquée puisque nous évoluerons directement sous la glace, à quelques décimètres de profondeur, reliés à notre ligne de vie. L’accent est mis sur l’enchaînement minutieux des équipes de plongeurs, les mousquetonnages à chaque relais, les consignes en cas de givrage, le nombre de tour …

le groupe

La plongée

Les palanquées se succèdent au bord du trou « de lancement ».

J’emmène Etienne, niveau 1, pour qui cette sous glace est une première. Nous patientons quelques minutes assis au bord du trou, les jambes dans l’eau, en attendant que l’équipe précédente arrive au trou suivant.
mise en température

Puis c’est la mise à l’eau : on se laisse glisser dans ce carré glacé. Le froid mord un peu les parties découvertes du visage pendant quelques secondes, puis s’estompe. Le peau est littéralement anesthésiée. L’eau pénètre la combi par quelques coutures vieillissantes, mais globalement, la superposition des couches de néoprène joue bien son rôle.

binômeDidier donne le feu vert. Doucement, on se glisse sous la calotte glacée. Les premières minutes sont concentrèes sur le jeu des bouts et des mousquetons, où comment ne pas se faire embobiner. Je veille particulièrement à mon binôme, novice, et à sa respiration. A l’évidence, il va bien et se trouve plutôt à l’aise après que nous lui ayons rajouté 2 kg.

Dessous, l’eau à la même dominante verte qu’à l’accoutumé. Mais ce n’est pas vers le bas qu’il faut regarder. Tout l’intérêt est au dessus de nous : la glace ! Véritablement transpercée par les rayons du soleil, elle est le théâtre d’un jeu de lumière hors du commun.
miroir

bulles et lumières fissureParcourue par de longues fissures, elle brille de milles reflets. Les bulles d’air que nous lâchons formes des miroirs mobiles et fugaces. Les bulles courent sous la glace. Par endroit, la glace est remaniée et referme des bulles, dont on se demande comment elles se sont laissées piéger …
bulles prisonnières

A chaque trou nous signalons notre présence à la surface et nous changeons les mousquetons de ligne. Nous ferons finalement 2 tours.
coucou

sécu surface

Retour sur la banquise

La sensation de froid finit par s’installer au bout d’une vingtaine de minutes, mais à vrai dire pas vraiment plus marquée que lors des autres plongées hivernales lacustres sans glace. D’ailleurs les instruments affichent 3 ou 4° C dans l’eau. Mais c’est plus tard, lors du déséquipement, que le froid sera le plus vif.

La sortie de l’eau se fait après avoir décapelé dans le trou. Elle consiste à palmer un bon coup en se hissant sur les rives gelées et à finir sur la glace comme des pingouins. L’occasion aussi de croiser de drôles de spécimens…
extra-terrestres

Sur le coup de 14~h, au moment du traditionnel casse-croûte façon ASC, le lac de Malbuisson est colonisé par la foule : patineurs, hockeyeurs, familles en balades, char à voile et même montgolfière. Nous le laissons à ses autres utilisateurs, les trous dans la glace préalablement rebouchés par les blocs tronçonnés que nous avons remis en place.
multi-activités

Une bien belle journée hivernale comme on les aime.

beauté hivernale

Sur l’épave du France

Regroupés dans trois voitures bien chargées, nous sommes attendus à 9~heures au Club subaquatique du Centre nautique d’Annecy par Christian qui connaît le site comme sa poche.

Les palanquées s’organisent et définissent leur profil de plongée en fonction des mélanges d’O2 choisis. Temps de plongée limité à 60 minutes maximum.

Le matériel est transporté par chariot puis nous embarquons pour quelques minutes de navigation. Il fait gris et froid et soudain le moteur du bateau a la mauvaise idée de nous lâcher. Les trois marins du jour s’affairent à le réparer sous une avalanche de plaisanteries helvético-gauloises !

Prêts au départ

Lorsque nous arrivons enfin sur le lieu d’ancrage, lourdement équipés, malhabiles, nous nous hissons tant bien que mal sur le bord de la barque pour une mise à l’eau un brin fantaisiste.

On plonge

Descente le long d’un bout pour atteindre l’épave qui sommeille dans les ténèbres par 42 mètres de fond. Mon ordinateur affiche 5°. Malgré la visibilité très moyenne la magie opère et le bateau se laisse découvrir à la lueur des torches. En très bon état, nous pouvons facilement imaginer sa fière allure d’antan.

Passage près de la roue à aubes

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La proue

L’épave est maintenant habitée par des lottes et des ombles chevaliers qui y trouvent un confortable refuge.

Le lavabo, qu'il est beauLa rambarde

Après 15 à 30 minutes d’exploration selon les palanquées, nous remontons le long du bout pour les paliers de sécurité.

Yvan, Alexis, Mickey

Sur le chemin du retour les commentaires vont bon train et je suis enchantée de cette première. Une palanquée un peu déçue n’a pourtant pas trouvé l’embarcation engloutie car elle s’était laissé glisser par erreur le long d’un autre bout.

Nous avons ensuite bien apprécié nous réchauffer dans le tout nouveau petit chalet de nos hôtes accueillants qui nous avaient préparé un punch pour l’apéritif.

Les histoires de plongées finissent décidément toujours de la même façon !

Fin de formation N3 à Carry-le-Rouet

Dominique, Noël et Thierry étaient impatients d’en finir avec ce Niveau 3 qu’ils convoitaient depuis presque 2 ans. Rendez-vous est pris pour un week-end prolongé à Carry-le-Rouet, en face de Marseille, du 07 au 09 juin 2008.

La côte bleue

Au programme, 3 plongées à 40 mètres les matins pour affiner et évaluer leur maîtrise des assistances, du sauvetage et de la panne d’air, tester leur utilisation de l’ordinateur, peaufiner l’autonomie…

Pour accéder à la profondeur, nous devions passer par Plongée Passion, mon contact local habituel, très pro, fonctionnel et sympathique. Hélas, indisponible pour le samedi et dimanche. J’avais donc réservé chez un autre prestataire du coin, Au delà Plongée, que je connaissais simplement pour y avoir gonflé quelquefois à l’occasion.

1er contact le samedi matin à 8h30 : vérification des paperasses, définition des palanquées, équipement dans le (petit) vestiaire et direction le zodiac. Nous embarquons avec notre pilote et Directeur de plongée que nous appellerons JC pour garder l’anonymat.

D’entrée de jeu nous assistons à un curieux rituel que JC s’empresse de nous faire partager : le quai d’embarquement est assez haut et il y a une marche de plus d’1 m de haut et autant de large avant d’accéder au bateau. JC, brillant génie, à conçu et réalisé une sorte de grue pivotante avec laquelle il transborde les scaphandres du chariot au bateau et inversement au retour… L’idée est intéressante, mais au rythme d’un scaphandre par manipulation, ça prend vite du temps. JC reste bien au pied de sa grue pour tirer sur le bout et assurer les rotations de la grue. Nous remarquons vite son aptitude à donner des conseils percutants (des ordres ?) à tous ceux qui se trouvent à devoir amarrer les bouteilles à la grue, à les réceptionner et les ranger sur le bateau… et pendant ce temps là l’heure tourne… et le soleil tape !

Le concept de mentalisation ?

Pour raison réglementaire, je ne peux emmener que 2 élèves à 40 m. JC encadrera donc l’un de mes plongeurs. C’est Dominique l’heureux élu.
Au fur et à mesure que la procédure d’embarquement avance, JC, du pied de sa grue commence son briefing. Il se lance dans une grande description de sa pédagogie. Et nous lâche cette phrase avec le plus grand sérieux :
« De toute façon, avec moi la formation va plus vite. Vous gagnez des plongées grâce à la mentalisation ! »

Stupeur dans le groupe. Nous étions tous les 4 autour de lui. Nous avons tous relevé le mot et les regards se croisent. Nous le connaissons depuis moins de 2 h et nous n’osons pas rire…

Après une courte navigation, arrivée sur site, pendant que Thierry, Noël et moi nous nous équipons, JC débite son briefing à Dominique. Il lui parle de verticalité parfaite, de vitesse de descente, d’arrivée à 40 m en 1 min 30 (pas plus, pas moins)… bref, toutes sortes de détails bien peu utiles et abandonnés de presque tous les moniteurs au Niveau 3. La plongée s’annonce rude pour Domi et mes 2 élèves qui n’en n’ont pas perdu une miette semblent assez pressés de disparaître sous l’eau…

Sur notre 1er site, le tombant de l’Elvine, les remontées assistées s’enchaînent. Au retour en surface, nous remarquons l’absence de surveillance sur le bateau… Puis suit le débarquement du matos, avec la grue, interminable…

Petits pas vers l’autonomie

L’après-midi est consacré à une petite surprise perso, avec une plongées sur 15 à 20 m dans la calanque de La Vesse, pour travailler les sensations et notamment les remontées instinctives, sans instruments ! Pas facile au début, mais très formateur. Nous plongeons du bord, entre nous, ce qui nous permet de commencer à commenter nos impressions du matin.

Calanque de La Vesse

Le lendemain, ça recommence. Noël a bien tout tenté pour ne pas plonger avec notre ami JC, rebaptisé à juste titre « le Jean Claude VanDamme de la plongée« , mais ma décision était prise : ce sera bien lui.

Par chance pour lui, changement de pilote. L’embarquement est rapidement optimisé par la méthode « manuelle » traditionnelle. La grue est au repos. Finalement, la plongée de Noël se déroule sans encombres avec un moniteur « classique ».

Pendant ce temps, mes 2 autres cocos s’amusaient à me remonter en syncope et autres problèmes. Quelques difficultés pour Dominique qui semble assez sujet à la narcose. C’est vrai que vu de l’extérieur, purger la stab pour contrôler sa remontée alors qu’on a les palmes dans le sable à 40 m, c’est peu efficace, mais assez drôle !

Pas facile non plus l’apprentissage de l’autonomie : malgré ce que nous avions convenu avant la plongée, difficile de les voir se concerter et confronter les données des différents ordinateurs avant d’amorcer l’arrivée aux paliers… Comment savoir qu’il est temps de remonter pour l’autre, sans connaître la situation de sa décompression ?

Retour aux sources

Le 3ème jour nous nous rabattons sur mon club habituel, Plongée Passion (http://ppassion.club.fr/webppassion/index.html). L’accueil est tout de suite chaleureux, l’organisation impeccable, la sécurité optimale. Pour cette dernière plongée sur la Rague à Sars, l’exercice est plus complexe. Je dois réévaluer le sauvetage pour Dominique, la panne d’air pour Noël et apprécier les capacités d’autonomie du groupe. Le site descend vite sur 35-40 m avec de beaux tombants de part et d’autre d’une longue roche cerclée de sable.

Les 2 remontées assistées se déroule bien, sous l’œil observateur de Thierry. Par chance, la configuration du site se prête bien aussi à l’orientation. Pour regagner le mouillage, il faut traverser une étendue sableuse sur une trentaine de mètres qui sépare le sec du bord. Ce sera encore l’occasion de s’amuser un peu avec Thierry qui désigne parfaitement la bonne direction à suivre, puis se lance et dévie instantanément à 90° sans s’en rendre compte !

Au final, 3 nouveaux Niveau 3 bien sûr ! Félicitations !

Les 3 nouveaux lauréats

Mais je rentiendrai aussi un groupe agréable, la convivialité habituelle à l’ASC (en comité restreint), les spécialités culinaires « Abisse », le climat provençal avec la possibilité de déguster un bon repas en terrasse. Au passage, merci les gars pour l’enrouleur de parachute.

Convivialité

Et une petite pensée pour ma stab, l’objet de torture de mes élèves, qui a rendue l’âme à l’occasion de cette sortie, après 15 ans de bon et loyaux service… snif.

Et puis bien sûr nous retiendrons cette rencontre étonnante avec le JCV de la plongée et son mystérieux concept de mentalisation. Avec peut être quand même un petit fond de vérité car nous en avons tellement parlé et rigolé entre nous, qu’on peut se demander si ce n’était pas ça la « mentalisation »…

Vouglans : La Chartreuse de Vaucluse

Une vingtaine de personnes dont sept de l’Aqua Sport Comtois se retrouvent ce samedi 5 juillet 2008 pour la sortie de la Ligue de Franche-Comté organisée cette année à Vouglans par le Comité Départemental du Jura « Codep39 ».

Départ pour le site de la Grande Chartreuse

Deux clubs de Belfort, un club du Jura et l’ASC embarquent sur 2 bateaux spacieux pour rejoindre les sites sous un soleil radieux.

Le temps du déplacement nous permet d’admirer les rives boisées du typique paysage jurassien.

La Chartreuse en surveillance
Préparation à a plongée

Puis vient le moment de choisir le site : « Qui veut plonger sur la Chartreuse ? 55 à 60 m, eau de 6° à 8°, nuit totale… »

Hésitation… rapide évaluation pour une sécurité maximale : niveau requis, expérience, capacité des blocs, bon éclairage…

Plan avec emplacement des balises

Sur les recommandations de Joël, président du Codep39, après lecture d’un plan précis des lieux, deux palanquées de l’Aqua se laissent couler, tranquillement pour certains, plus chaotiquement pour d’autres, le long du mouillage, pour atteindre le mur l’édifice de la « maison des Convers », à la voûte, par – 55 m. L’apparition soudaine de ces bâtiments sacrifiés à la construction du barrage, après la longue descente où la nuit nous engloutit progressivement, nous procure un plaisir intense.

Une fenêtre de la maison des Convers

Des problèmes d’éclairage pour les uns et le stress pour l’autre palanquée, écourteront quelque peu cette exploration très prisée, mais pas à la portée de chacun…

L’Aqua ayant choisi la formule pique-nique installe son barbecue sur la plage et s’attable pour le repas, selon ses habitudes. Une longue sieste, à l’ombre, le prolongera avant la plongée de l’après-midi sur la Chartreuse ou les falaises de la Chartreuse…

Une forêt de souches

Pour votre information : La Grande Chartreuse a disparu sous les eaux du lac artificiel de Vouglans en 1969.

Souvenirs d’une plongée mythique

Il faut remonter à 1991, pour cette plongée qui reste définitivement marquée dans ma mémoire.

J’étais alors jeune Niveau 2, week-end Club à Giens à l’occasion du Pont du 1er Novembre.

3ème et dernier jour, « Espace Mer » nous emmène sur une plongée mythique à l’époque : « la barge aux congres », dénommée « Tantine ». Une vulgaire épave de barge de travail, surmontée d’une grue, posée dans les limites du Parc National de Port-Cros sur un fond de sable à 48~m.

La plongée sera bien au delà de mes attentes.

Descente dans un bleu vertigineux, fond de sable clair, la luminosité et encore très correcte malgré la profondeur. Je n’étais jamais descendu si bas, mais pas de problèmes à priori. L’épave est petite. On fait un tour assez rapide : déjà quelques beaux congres aperçus entre les tôles. Ils ont l’air plutôt balaise …
On se pose sur le sable au pieds de la grue. Il y a pas mal de plongeurs, et surtout de gros nuages d’anthias rose saumon (barbiers) qui voltigent autour de nous.

Quelques plongeurs ont amené des sardines. En quelques secondes c’est la folie furieuse : les bancs de poissons se resserrent, les sars et les dorades se rapprochent, et je vois de grandes traînées grises qui traversent les groupes de plongeurs et les bancs de poissons roses~!

Une taille impressionnante

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Tout congre lui

Ce sont les congres qui sortent de l’épave et se promènent dans tous les sens. Certains sont énormes, peut être 2 ou 3 m, ils sont au moins une demi-douzaine en pleine eau. Ils circulent sans se soucier des plongeurs. J’en sens un qui passe entre mes jambes (je suis à genou sur le sable), j’en vois un autre qui effleure mon épaule… ils aspirent les sardines en un clin d’œil ! Ils sont partout ! Avec la narcose, l’ambiance est complètement surréaliste !

A croquer !

Au bout de 15 minutes, Bertrand, mon guide nous rappelle à la réalité. La remontée sera très longue. Avec son ordinateur (le premier à cette époque dans notre club) et cette plongée carrée, on en prends plein la g… Début des paliers à 12 m, pour une trentaine de minutes en tout.

Pas grave, en bas, c’était le paradis !

Plonger à 1850 m d’altitude

Niché dans un paysage alpin blanc scintillant quand il fait beau mais dantesque quand il fait mauvais, affichant une profondeur de 40 mètres, le Lac Lioson à 1850 mètres d’altitude, au pied du Pic Chaussy, est un grand classique de la plongée sous glace en lac de montagne.

Le Pic Chaussy

On parle de lac de montagne lorsque l’altitude est supérieure à 700 mètres au dessus du niveau de la mer.

sous la neige un lac

La visibilité y est souvent très bonne et on peut y croiser de belles truites. Les couleurs et la lumière sont du plus bel effet à travers la glace lorsqu’on plonge sur le dos.
Les habitués de ce style de plongées inventent toutes sortes de jeux en tirant profit de l’épaisse couche de glace.

se laisser couler

une fenêtre vers le ciel

A l’arrivée, le gardien de la cabane vient chercher le matériel en ratrack depuis le Col de Mosses à 1445 mètres. La montée au lac peut ainsi se faire sans charge, à pied, à skis ou en raquettes à neige. Petit échauffement pour un dénivelé de 405 mètres.

montée à skis ou raquettes

De telles conditions de plongée sont extrêmes et il est indispensable de bien maîtriser sa combinaison étanche. Il faut s’équiper de deux détendeurs qui ne givrent pas, d’un ordinateur ou d’un profondimètre qui puisse être étalonné à l’altitude du lac (tables de plongée 701 m – 2500 m).

La sécurité est assurée par les groupes de plongeurs eux-mêmes.

assurer la sécuritéun dernier contrôle

L’altitude supérieure signifie la pression atmosphérique diminuée avec pour conséquences:
– la courbe de sécurité plus courte
– les paliers de décompression à 9 m, 6 m, 4 m, 2 m
– les paliers de décompression plus longs

Le facteur psychologique (nuit et toit de glace) est aussi à prendre en considération.

Entre les plongées de jour ou de nuit laissées au libre choix de chacun, le gardien de la cabane reçoit les visiteurs pour les repas et les nuits en dortoirs.

Accueil sympathique et bonne ambiance garantie !

Plongée sous marine dans la Manche

François, membre du club Caen Plongée était avec nous lors de notre voyage aux Galapagos. Il nous envoie ce reportage de France 3 sur son club qui donne, à son avis, une image assez juste de ce qu’est la plongée en baie de Seine.

Selon les spécialistes de la plongée, la Baie de Seine est l’un des sites de plongée où l’on retrouve le plus d’épaves !

Toutes n’ont pas encore été répertoriées… Plongez dans le passé à la découverte des épaves de navires, bateaux… coulés lors de la seconde guerre mondiale.

Un très beau reportage de France3 Normandie.

Août 2008 :
Désolé, mais nous ne sommes plus en mesure de vous présenter ce reportage qui semble avoir été retiré du site de DailyMotion.