Catégorie dans Environnement et biologie subaquatiques

Flore et faune de Méditerranée, Carry N2 2010

Le temps n’était pas avec nous pour ce nouveau stage à Carry-le-Rouet et la Calanque de la Vesse pas très accessible, mais nous avons pu tout de même rencontrer un certain nombre d’espèces intéressantes.

Calanque

Pour les algues : Asparagopsis est dominante dans toute la calanque… Mais on a pu remarquer aussi le codium en boule, la monnaie de Poséidon, quelques acétabulaires, la padine ainsi que Dictyota dichotoma .

Asparagopsis

Codium en boules

Monnaie de Poséïdon

Acétabulaire

Padine

Pour les plantes à fleurs, la posidonie était très présente.

Prairie de posidonies

Quelques éponges colorées avec Crambe crambe , l’axinelle commune (parfois couverte de ses anémones jaunes favorites) ou la clathrine

Axinelle

Clathrine

Des anémones vertes balançaient leurs tentacules dans le courant avec les dessous de rochers couverts d’anémones jaunes encroûtantes.

Anémone verte

Anémone jaune encroûtante

Quelques belles gorgones jaunes, malgré le peu de profondeur, agitaient leur multitude de polypes. Des coraux solitaires « dent de cochon » représentaient également la famille.

Gorgone jaune

Dent de cochon

Planaires (ver) et doris dalmatien broutaient les rochers, ainsi qu’une flabelline.

Planaire

Doris dalmatien

Deux petits poulpes, nous observaient depuis leur cachette et les galathées se cachaient dans les fissures.

Poulpe

Galathée

Les coquilles vides d’ormeau étaient très nombreuses. Une grande nacre plantée dans le sable entrebâillait ses valves.

Grande nacre

Un spirographe (ver) n’a pas été dérangé par le passage de notre palanquée et au sol une sabelle de vase étendait son entonnoir.

Sabelle

Les étoiles de mer étaient là aussi : étoile de mer rouge avec de nombreux jeunes individus, plus grosses Marthastérias et une ophiure cachée sous une pierre.

Marthastérias

Ophiure

Les oursins étaient très présents également : oursin noir, oursin comestible, toujours dissimulé par quelques objets : débris de posidonie, coquilles vides… et oursin violet, plus gros, avec ses pointes de piquants blanchâtres

Les ascidies rouges, plus ou moins colorées ouvraient largement leurs siphons. Notons un violet Microcosmus sabatieri , « figue de mer », à faible profondeur (ce qui est assez rare), avec ses siphons ornés de bandes violettes (mais je n’avais pas l’appareil photo).

Ascidie

Au sol, de nombreux concombres de mer ou holothuries cherchaient les débris organiques comestibles dans le sable.

Holothurie

Pour les poissons, citons principalement : girelle, castagnole, sar, saupe, rouget de roche,, crénilabre, rascasse, dorade et triptérygion jaune

Sars

Gobie à bouche rouge

Triptérygion jaune

Plongeurs helvètes et gaulois se retrouvent…

Pour la deuxième année, le stage de Sensibilisation à la Biologie d’Eau Douce a rassemblé 21 plongeurs des deux nationalités à Boudry/Vaumarcus – Lac de Neuchâtel (Suisse), organisé par la Commission Départementale Environnement et Biologie Subaquatiques du Doubs sous le couvert de la Ligue de Franche-Comté de la FFESSM.

Au Camp

Logés sur le très beau site du Camp de Vaumarcus, dominant le lac, les stagiaires ont assisté à diverses présentations de qualité données par des intervenants passionnés : apron du Rhône, silure glane…

Les stagiaires, lors des trois plongées, ont pu observer une flore et une faune abondantes dans le lac en cette saison.

Quelques récoltes placées en aquarium et observées sous binoculaire ou microscope, ont permis de découvrir le monde du petit, tout aussi passionnant (hydre, ophrydium, diatomées…), avant d’être rendues à leur milieu.

Ophrydium dans la végétation

Anguille dans la végétation

La présentation d’une charte a rappelé à chaque plongeur les attitudes à observer dans ces milieux souvent fragiles.

L’Aqua Sport Comtois était, cette année, encore largement représenté avec 11 stagiaires du N1 au N4, sans les organisateurs…

17 attestations de découverte ont été délivrées (9 pour l’ASC) et 4 N1 Bio (2 pour l’ASC).
1 N1 Bio avait été délivré en mai.

Une maison plus vaste a déjà été retenue sur le même site pour 2010.

Flore et faune de Méditerranée, Carry N1 2009

 

Un temps superbe, pour ce stage niveau 1 organisé à La Vesse et Carry (sur la Côte Bleue).

Un cadre fort sympathique de calanques et une mer suffisamment claire (pas trop chaude : 14°) nous ont permis de découvrir les quelques espèces courantes de Méditerranée.

Prairie de posidonies

Codium en boules

Dictyote et monnaie de Poséïdon

Padine

 
Asparogopsis, harpon de Neptune

 

 

Eponge jaune

 


Anémone encroûtante jaune

 

 

Anémone verte

Corail rouge

Goirgone jaune

Gorgone blanche

Alcyon encroûtant





Ascidie rouge et oursin noir

 

 

 

Concombre de mer ou holothurie

Etoile de mer rouge

Etoile de mer épineuse

Marthastérias, asthérie à gros piquants

Oursin violet

Oursin brun, comestible

Spirographe

Planaire rose

Doris dalmatien

 

 

Poulpe

 

 

 

Un autre poulpe

Seiche au repos

Triptérygion jaune

Serran chevrette

Banc de saupes

Sar à tête noire

Du nouveau chez les écrevisses

Mardi 21 avril 2009 – 20 h 30 conférence

UFR des Sciences et Techniques, Amphi A à la Bouloie

par Mickaël BÉJEAN Responsable Aquariologie Muséum de Besançon,

avec la participation de Pierre DURLET Coordinateur du programme LIFE et de Patrick GINDRE de l’ONEMA

En Franche-Comté, les populations d’écrevisses autochtones régressent fortement depuis des années en raison des activités humaines toujours plus pressantes. Le phénomène est aggravé par l’invasion de nouvelles espèces d’écrevisses.

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Ce constat alarmant est le résultat d’une part, d’une mauvaise identifi cation des différentes espèces et d’autre part, d’une méconnaissance des exigences particulières des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) et des écrevisses à pattes rouges (Astacus astacus), les seules écrevisses indigènes encore présentes dans notre région.

Mickaël Béjean précisera les différents critères de détermination simples permettant à chacun d’identifier rapidement toutes les espèces françaises et rapportera les dernières connaissances acquises au Muséum d’histoire naturelle de Besançon sur la reproduction et les exigences des écrevisses autochtones en captivité.

Enfin, seront évoqués les moyens mis en œuvre pour sauvegarder les populations d’écrevisses à pattes blanches encore existantes et les enjeux de ces programmes de conservation.

Sensibilisation à la biologie d’eau douce à Neuchâtel (Suisse)

Un stage, destiné en priorité aux plongeurs du sud de la région Est de la FFESSM, a eu lieu du 26 au 28 septembre 2008 à Neuchâtel, encadré par la Ligue de Franche-Comté et organisé par les responsables des CDEBS – Commissions Départementales d’Environnement et de Biologie Subaquatiques – des départements du Doubs et du Territoire de Belfort.

Les 18 stagiaires, en majorité de l’Aqua Sport Comtois de Besançon, ont été hébergés à la Tène, près de Neuchâtel.

Les stagiaires

Restaurant de la Tène

Au programme :

– Trois plongées, dont une de nuit, sur le site de Boudry. Ils ont pu y observer la flore et la faune locale (brochets, perches, lottes de rivière, écrevisses…)

Consignes de Boudry

Prêts pour la plongée

La cabine

– Des présentations sur le milieu aquatique et son organisation.

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– Des visites (escalier à truites, hutte des castors, visite guidée de l’espace aquatique du jardin botanique de la ville de Neuchâtel).

L’escalier à truites

Près de la hutte des castors

– Des observations d’échantillons, en salle.

o Macroscopiques : vers plats, sangsues, insectes…

Prélèvements dans  l’Areuse

Les Aquariums

Gammares

o Microscopiques : diatomées, algues…

Observations au microscope

Observations

Diatomée à l’écran

Tout cela dans la bonne humeur et la convivialité : dégustation de vin local, fondue, friture…

Fondue à Boudry

Au jardin botanique

Les organisateurs remercient Christine qui a su gérer les « bons moments », le club de plongée local « Planet Diving » pour le gonflage, l’«Aqua Sport Comtois » qui a assuré le transport et mis à disposition le matériel de sécurité, les moniteurs techniques qui ont su gérer au mieux les 3 plongées, Rodrigue qui a fourni la cabine de déshabillage, les intervenants scientifiques qui ont fait partager leur passion aux stagiaires.

Le stage 2009 est déjà en préparation !

Etranges truites dans le lac de Neuchâtel

Les cantons riverains du lac ( Neuchâtel, Vaud, Fribourg ) prennent la chose très au sérieux. Les pêcheurs professionnels affirment que des truites d’élevage se sont enfuies d’une pisciculture et menacent les caractéristiques génétiques de l’espèce indigène du lac de Neuchâtel.

La truite commune de nos régions

A ce stade des recherches, personne n’est incriminé, mais pour le pêcheur interrogé, le fait que ces truites ont toutes la queue mordillée, est une preuve qu’elles ont vécu en concentration, dans un espace confiné. Il considère également que ces salmonidés ne sont pas de la même souche que les truites indigènes qui ont la chair rose alors que celles-ci sont plus blanches et sentent différemment.

Plusieurs pêcheurs sortent chaque jour une dizaine de truites d’environ deux ans en pêchant la palée du bord. Selon eux, si ces truites restent au bord du lac c’est qu’elles ne connaissent pas leur milieu. Mais alors d’où viennent-elles?

D’entente avec les deux autres cantons concernés, le Service neuchâtelois de la faune a procédé aux analyses d’un chromosome de truites sauvages du lac. Des analyses comparatives seront également réalisées avec des spécimens mis à disposition par les pêcheurs et si possible avec des truites de la ferme piscicole de la région, car tous les doigts pointent vers elle !

La ferme piscicole régionale

Les truites de l’élevage

Le patron de la pisciculture de son côté n’exclut pas qu’il ait pu perdre l’un ou l’autre spécimen lors de manipulations, mais il conteste énergiquement que des centaines, voire des milliers de truites se soient échappées de leur enclos.

Il propose sereinement de comparer l’ADN des truites !

Des anguilles en janvier

Ce 9 janvier 08 il fait nuit et froid lorsque quelques inconditionnels se préparent pour la plongée club du mercredi soir.

Nous nous mettons à l’eau dans l’Areuse qui se jette dans le lac de Neuchâtel. Le courant de la rivière est plutôt fort ces jours et nous emporte rapidement vers l’embouchure. Seuls nos phares trahissent notre présence. Nous dépassons quelques bateaux amarrés, regardons le ciel noir étoilé et sentons tout à coup la nécessité de palmer pour contrer les vagues venant du large se mêlant au courant de la rivière sortante.

L’Areuse se jette dans le lac de Neuchâtel

Descente au bleu à 40 m et après quelques minutes nous voyons une magnifique anguille pressée de s’enfouir dans la litière végétale déposée au fond de l’eau. Un peu plus tard une deuxième anguille ondule en remontant la pente puis une troisième se faufile entre nous pour aller s’abriter dans la couche de feuilles mortes.

Une anguille dans la litière de feuilles

Magie d’une très belle plongée de nuit hivernale qui nous offrira encore quelques beaux brochets et une véritable nursery de jeunes lottes.

Jeune brochet à la limite de l’herbier (4 à 5 m)

Qui disait qu’il n’y a rien à voir dans le lac en hiver ?