Archive dans 2010

Inspection visuelle des blocs 2010

Elle est organisée tous les ans par les responsables du matériel du club, Christian Gay-Capdevielle et Pierre Schirrer, et aura lieu aux dates suivantes au local de l’association :

Visite des blocs du club : samedi 27/11/2010 à partir de 9 heures au local. Tous les TIV du club sont attendus.

Visite des blocs personnels : samedi 4/12/2010 à partir de 9 heures au local. Chaque adhérent possesseur d’un bloc inscrit au registre du club doit être présent et présenter la carte de validation des visites.

RAPPELS

Pour valider la visite des blocs personnels, il faut les fournir démontés et nettoyés, le propriétaire devant être présent pour signer les registres.

Tout défaut de visite entraînera les conséquences suivantes :

• Mise en quarantaine de la bouteille (pas de gonflage).
• Passage obligatoire à la ré-épreuve pour remise en service.

Voyage club 2010 à Marsa Shagra : à la découverte du Grogong

En cette année 2010, année internationale de la biodiversité, l’ASC à organisé son voyage annuel de fin d’année en Egypte, sur le site de Marsa Shagra, dans le secteur de Marsa Alam.

Un très beau voyage, réalisé entre le 28/05 et le 05/06, dans d’excellentes conditions, avec pléthore de très belles plongées pour les 34 participants.

L’intérêt de la destination est multiple.

Une Marsa, c’est une petite baie, au fond de laquelle le récif corallien est interrompu et laisse place à une plage de sable. Marsa Shagra, c’est une marsa typique, dans laquelle s’est installé un écolodge. En fait un hôtel dédié à l’exploration sous-marine, dont la direction a le souci constant de limiter l’impact de la structure sur le site naturel.
Marsa Shagra

Quatre niveaux d’hébergement sont proposés (tentes, huttes, chalets, chalets supérieurs), pour lesquels les prix vont crescendo avec le niveau de nuisance à l’environnement. Le récif est surveillé en permanence et il est formellement interdit de marcher sur le platier, de s’accrocher aux coraux ou de plonger avec des gants.

Elphinstone reef

Le site est situé dans le sud de l’Egypte, dans un secteur où les récifs d’intérêt ne manquent pas. Le plus célèbre d’entre eux, Elphinstone, est localisé directement au large de Marsa Shagra, et il ne faut que 15 à 30 minutes de navigation en semi-rigide pour le rejoindre.

Elphinstone
Le site, que certains d’entre nous avons pu plonger par mer d’huile, reste toujours remarquable, au moins par sa topographie et ses paysages. Les tombants abruptes qui s’enfonce dans un bleu profond sans limites, la densité de coraux qui couvre les paroies, le foisonnement des barbiers oranges (Anthias ou Pseudanthias squamipinnis)…

C’est une plongée « ambiance bleue » par excellence. Evidemment, le site est réputé pour ses « grosses rencontres » comme les requins marteaux ou les requins océaniques (longimanus) … et ils ont été particulièrement absents !

Mais la saison n’était pas la plus appropriée et il faut bien avouer que les effets de la surpêche aux requins, partout dans le monde, fini par se ressentir, même sur des spots reconnus comme celui-ci !

Mais à mon goût, l’intérêt principal de Marsa Shagra, c’est que le centre de plongée propose une multitude de plongées différentes via les transports en bateau, en camion et du bord, ces dernières étant à volonté en autonomie.

Check-dive

Bien entendu, avant de pouvoir profiter pleinement de ces plongées à volonté, il nous a fallu subir la traditionnelle « check-dive » : plongée-test où 12 plongeurs suivent 1 seul DiveMaster !

On se demande bien ce qu’il a pu sérieusement évaluer dans ce troupeau…

J’avoue que cette formalité, tout à fait légitime à mon sens (indépendamment de ses modalités pratiques discutables), me fait bien sourire intérieurement, alors que nombre d’institutions internationales de plongées critiquent notre code du sport et notamment son article 322-81-1. Pour mémoire, ce dernier stipule que le Directeur de plongée « évalue » les aptitudes des plongeurs à travers « la présentation d’un brevet, carnet de plongée ou diplôme » ou a défaut « à l’issue d’une ou plusieurs plongée« . Mais bon, nous avons tous été très docile, pour pouvoir être tranquille par la suite.

Après cette première plongée particulière, nous avons pu effectuer les plongées sur le « house-reef » à notre guise.
Napoléon

Le house-reef

Le « house-reef » de Marsa Shagra permet des plongées particulièrement riches et attrayantes. On peut réaliser au moins 6 plongées différentes sur le site, en combinant à sa convenance récif Nord ou récif Sud, départ plage ou bateau et retour plage ou bateau. Il suffit d’inscrire sa palanquée sur le tableau de contrôle en précisant ses desiderata. J’ai particulièrement apprécié ces plongées, lors desquelles nous jouïssions d’une liberté quasi-totale et qui nous ont permis de contempler presque toute la faune et la flore de Mer Rouge.

Pour moi, ces plongées ont d’abord été l’occasion de finaliser la formation pratique Niveau 2 de Joël et de la valider. Il manquait en effet à ce cher Joël 2 plongées pour confirmer ses aptitudes à assister un équipier en difficulté. Deux plongées avec interprétation et remontées en assistances (suivies d’une belle explo à chaque fois) plus tard, et le tour était joué, notre Joël promu Niveau 2 en beauté.
Joel

En dehors de ces acrobaties techniques, je retiendrai surtout de Marsa Shagra des récifs coralliens d’une grande qualité. Que ce soit au nord ou au sud, les « house-reef » abritent des jardins de coraux très fournis et quasi-intacts. La densité et la variété des coraux est remarquable. Plonger sur ces récifs en pleine journée, de préférence le matin (pour bénéficier d’une lumière maximale) est la garantie d’un festival de couleurs.
Coraux

Les poissons coralliens y grouillent littéralement et on a vraiment l’impression d’être dans un aquarium d’exception.
Mérou

Dés le départ de la plage, poissons-ballons, syngnathes, raies pastenagues à points bleus et rascasses volantes se bousculent. En s’éloignant un peu, on trouve même quelques anémones habitées par des poissons clowns.
Raie points-bleus

Et puis, le récif réserve des surprises plus consistantes pour qui sait regarder autour de lui. Ainsi, sur le sable à une vingtaine de mètres de profondeur, avec Joël, j’ai croisé la route d’une superbe raie pastenague grise à tâche noire (Taeniura melanospilos) de 2 à 3 mètres d’envergure !

Les barracudas, regroupés en un banc compact, hantent le récif nord, où ils se donnent en spectacle dans le bleu. Tel un peloton de cycliste, le leader quitte régulièrement sa position et nage à contresens pour regagner l’arrière du banc.

Barracudas

Les tortues ne sont pas rares, et cerise sur le gateau, les requins pointe-noire (Carcharinus melanopterus) sont encore des habitués du secteur. Des juvéniles croisent régulièrement dans 10 ou 20 cm d’eau devant la plage, mais il fallait se lever tôt pour les voir. Et puis, chance ultime, nous avons croisé un adulte d’un bon mètre cinquante sur le récif sud, à 100 mètres du bord. Certes, il ne s’est pas arrêté pour la photo, mais quel bonheur de savoir qu’il reste des sites où les trouver !

Plongée-camion sur Marsa Abu Dabab

Notre forfait comprenait aussi des « Plongées-camions » (ou Truck Dive) qui nous ont permit de visiter quelques autres sites intéressants. Le plus remarquable d’entre eux est incontestablement Marsa Abu Dabab. Cette baie abrite une grande plage aménagée, prisée des Italiens qui fréquentent le complexe hôtelier à l’extrémité sud du site. De part et d’autre, le récif corallien. Au milieu, une vaste étendue sableuse recouverte d’un herbier entre 5 et 20 mètres. Un herbier, les « poireaux » comme disent certains plongeurs, aucun intérêt doivent penser certains … Bien au contraire !!! Cet espace regorge d’espèces inattendues … et en particuliers d’énormes tortues qui viennent se rassasier de verdure. Le site est également connu pour la possibilité de croiser un Dugong.

Tortue

[fond orange]Le Dugong, ou vache de mer, est un mammifère marin herbivore appartenant à l’ordre des siréniens (comme les Lamentins). Ils vit en eaux tropicales, dans tout le bassin indo-pacifique, mais l’espèce est menacée (braconnage, hélices, filets, destruction des herbiers …). On estime la population mondiale à 50-90 000 individus, essentiellement en Océanie et dans le golfe persique. En mer rouge, il y aurait quelques milliers d’individus (2000 ? 4000 ?) dont quelques dizaines en Egypte.
[/fond orange]

Certes, on nous a prévenu, que le Dugong était rare sur le site. Non-vu pendant 2 ans, il a toutefois été observé 1 mois avant notre venue. C’est donc avec un minimum d’espoir que nous partons à l’eau. La plongée consiste à se partager le temps entre le récif sud et l’herbier.

Poisson-pierre

Glass-fish
Notre aller le long du récif corallien sera bien plus riche que prévue. Les coraux sont en bon état et l’endroit est poissonneux.

Nous verrons même un superbe poisson pierre posé sur le sable.

A l’extrémité du récif, les petites patates de corail se succèdent, rivalisant de curiosité à découvrir : poissons hachettes, nudibranches, rascasses volantes noires, tortue en transit… Un vrai régal.
Rascasse volante noire

Découverte du Grogong

Et puis, régulièrement, un coup d’œil vers le sable, là bas en direction de l’herbier, au cas ou … Et là, surprise ! Un gros nuage de sable se profile à l’horizon. Mon pouls s’accélère, je n’ose y croire, le Dugong serait-il donc au rendez-vous ?

Grogongs

Le nuage se rapproche, une ombre se dessine progressivement … et la déception s’abat sur moi !

Ce ne sont que 2 plongeurs, équilibrés comme 2 enclumes sans nageoires, remuant le sable à grands coups de palmes. De simples « Grogongs ».

La déception est double, car ce sont des plongeurs de notre groupe, et je ne suis pas très fier de cette observation.

Passé cet incident, nous traversons le sable dans l’autre sens et gagnons l’herbier. Après quelques minutes de prospection, la récompense est là : une tortue broute allègrement sans se soucier de notre présence. Puis une autre, beaucoup plus grosse. Séance photo. Les rémoras collés sur sa carapace sont tout à fait respectables. Puis c’est le tour d’une raie-guitare de traverser l’herbier en balançant de droite à gauche.

Grogong
Le temps approche l’heure de plongée, et pas de Dugong en perspective. Je désespère un peu, mais c’était sans compter sur Seb, l’œil vif, qui brutalement retire son embout et jette sa tête nerveusement sur le fond sablonneux en mimant les mouvements saccadés de broutement du Dugong !

Je suis pris d’un fou rire qui provoque de nombreuses entrées d’eau dans mon masque. Ce Seb est vraiment impayable.

Le Dugong restera invisible ce jour là. Mais nous aurons eu la chance de découvrir une nouvelle espèce : le Grogong. Tour à tour specimen à forte flottabilité négative générant un épais brouillard de particules, puis individu saugrenu et fougeux imitant à l’improviste le mammifère herbivore tant convoité.

La plongée se terminera avec encore quelques tortues en remontant progressivement vers la plage. Premiers à l’eau, nous sommes la dernière palanquée à sortir.

Alain, la tortue et le remora

Le Dugong n’était pas là, mais la plongée aura marqué tout le monde quand même. Belle expérience. A renouveler, très certainement. Et sacré Grogong !

Thérorie Niveau 2-Résultats de l’examen

Celui-ci à eu lieu le jeudi 4 novembre et nous communiquons ci dessous la liste des candidats reçus aux épreuves théoriques :

– CHAPERON SÉBASTIEN

– FRANCIOLI AMANDINE

– GRANDGIRARD ERIC

– MARNIER JOHANN

– MINERVINI CELINE

– MOREAU LUDOVIC

– PARENTE ENZO

– PARRATTE JACKIE

– PASQUIE CHARLOTTE

– PESEUX PIERRE YVES

– RÉGENT NORBERT

– SOUMMANE KHALID

– TANZARIELLO PIERRE

Nous saluons la qualité de l’enseignement dispensé par Marc et félicitons l’ensemble des candidats puisqu’ils sont tous reçus.

Théorie Niveau 1

Les candidats au Niveau 1 sont priés d’assister au cours organisés par Patrice selon le calendrier suivant :

COURS

Rendez vous au local 7 rue du Repos à Besançon à 20 heures.

– Mercredi 27 octobre

Rendez vous à la piscine Mallarmé SALLE SIFERT à 20 heures.

– Jeudi 4 novembre

Rendez vous au local 7 rue du Repos à Besançon à 20 heures.

– Jeudi 18 novembre

La présence de tous les candidats est vivement souhaitée.

Théorie Niveau 2

Les candidats au Niveau 2 sont priés d’assister au cours organisés par Marc selon le calendrier suivant :

COURS

– Jeudi 14 octobre
– Jeudi 21 octobre
– Jeudi 28 octobre

Rendez vous au local 7 rue du Repos à Besançon de 19h30 à 22h30.

EXAMEN

– Jeudi 4 novembre 2010

Rendez vous au local 7 rue du Repos à Besançon à partir de 20h30.

[rouge]TEST de 20h45 précises à 21h45.[/rouge]

La présence de tous les candidats est vivement souhaitée.

SORTIE MER FORMATION N2.

* La réservation du matériel se fera au local le mercredi 27 octobre après la piscine. [rouge]Un chèque de caution de 100 euros [/rouge] est à remettre à Patrice BERGEON responsable du matériel pour cette sortie.

La sortie mer de préparation au N2 programmée fin octobre se déroulera finalement les 30 et 31 octobre (au lieu du 23-24) en raison du manque d’encadrement sur la date initiale.
Par ailleurs, la sortie inclura aussi les prépas N4.

Il s’agit d’un week-end de 3 jours puisque le lundi est férié (1er novembre), mais nous avons choisi de faire un WE « simple » sur 2 jours, comme d’habitude, pour que chacun puisse programmer autre chose le 1er au besoin.

Départ vendredi soir, retour dimanche soir.

Afin de réserver les transports et hébergements, merci de verser [rouge]100 Euros[/rouge] à Michel, dans les plus brefs délais (mercredi
06 ou jeudi 07 serait parfait).

Pour participer à la sortie, vous devez être à jour dans les démarches administratives d’inscription au club.

REUNION FORMATION N4.

Destinée aux candidats à la formation organisée par le club, cette réunion est organisée par Philippe HELIAS le mardi 5 octobre au local à 20 heures.

Au programme :

– Finalité de la formation.

– Présentation du contenu de formation fédéral Niveau 4 et des épreuves de l’examen.

– Planification des cours théoriques, des sorties en fosse à Dijon et en mer à Carry/Marseille et du stage final à St Mandrier.

Parallèlement, il est rappelé que le programme d’entraînement à la piscine a commencé et nous vous incitons à nous y retrouver rapidement tous les mercredis soir car nous avons prévu une augmentation progressive et régulière des distances et de l’intensité des séances.

Théorie Niveau 1 – support de cours

Vous découvrez la plongée ?

Vous préparez le Niveau 1 FFESSM ou le plongeur CMAS * ? (Le niveau N1 de la FFESSM est l’équivalent du niveau CMAS plongeur une étoile)

Ce brevet nécessite l’acquisition de certaines notions théoriques, dont la finalité consiste à mieux connaître l’univers de la plongée et du plongeur et contribue à prévenir les incidents et accidents potentiels.

Vous trouverez ci-après, en format pdf téléchargeables, les supports de cours théoriques s’intégrant dans la préparation du Niveau 1 à l’Aqua Sport Comtois.

Ces documents ne remplacent pas la présence et le suivi des cours programmés avec l’ensemble du groupe. En effet, certaines explications, certaines formulations, certains détails ou schémas seront possiblement plus clairs lorsqu’ils seront directement expliqués par le formateur. De plus, à l’occasion de ces cours, les formateurs vous donnerons des exemples concrets, vous pourrez poser toutes les questions utiles, avoir des réponses directes et confronter les différentes expériences.

Par contre, les supports de cours peuvent faciliter l’assimilation des notions théoriques nécessaires.
Vous pourrez :
– les lire à l’avance si vous souhaitez « préparer » les cours théoriques
– utiliser les supports comme base de cours et les compléter par vos notes
– relire les supports annotés pour vos révisions ultérieures éventuelles.

Par ailleurs, ces documents peuvent être utilisés par les moniteurs pour préparer leur présentation, servir de fil directeur, de pense-bête, ou encore de comparatif ou de réservoir d’idées, à leur convenance.

Sommaire

(1h30 environ par séance, en groupe)

cours n° 1 :
– Notions élémentaires sur la pression et ses effets sur les volumes gazeux.
– Les accidents barotraumatiques : notions de bases et prévention.
– Le froid en plongée : prévention.

cours n° 2 :
– Notions sur la flottabilité : poumon ballast, influence du matériel et bon usage.
– Matériel : conseils d’achat (stab, détendeur, instruments …) et entretien courant.
– L’essoufflement en plongée : causes et prévention.

cours n° 3 :
– Notions élémentaires sur la décompression.
– Réglementation : structures, documents, prérogatives, équivalences, progression.
– Environnement : réglementation, comportement, charte du plongeur responsable.
– Consignes de sécurité : palanquée, guide, déroulement d’une plongée en milieu naturel.

Ce dernier cours est habituellement complété par un diaporama de présentation de la flore et de la faune subaquatique lacustre et méditerranéenne, aimablement fourni et commenté par notre représentant de la commission fédérale « Environnement et Biologie Subaquatique« .

Les supports de cours sont mis à jour et actualisés régulièrement. Les voici…

Cours théorique 1 Niveau 1

Cours théorique 2 Niveau 1

Cours théorique 3 Niveau 1

Dernière actualisation : 01/07/2019

 

Nouveau Code du Sport 2010

Par Arrêté du 18 juin 2010 (publié au Journal Officiel le 1er juillet), le Code du Sport a été modifié dans sa section concernant la plongée subaquatique.

Vous trouverez la nouvelle version actualisée et ses annexes, en intégralité, en pièce jointe à la fin de cet article. Je vous invite à le lire calmement. Je vous recommande également la lecture du « guide d’application » rédigé par la Commission Technique Nationale de notre fédération, que vous trouverez aussi à la fin de cet article. Enfin, pour vous aider, voici quelques uns de mes commentaires sur ce nouveau code.

Généralités sur le texte

Comme auparavant, ce texte modifié s’applique aux établissements qui organisent la plongée. La plongée « hors-structure » n’est toujours pas concernée.

Les modifications apportées sont relativement importantes et il en ressort un texte plutôt indigeste, qui mérite quelques explications. La formulation est lourde, et il faut le reprendre au calme pour l’appréhender un peu mieux. Clairement, les choses se sont « complexifiées » un peu plus, mais c’est malheureusement dans la tradition administrative française, et la plongée n’y échappe pas. Après, il faut aussi considérer que tout celà est nouveau, et avec le temps, on va s’y faire (a-t’on seulement le choix ?).

Les nouveaux espaces d’évolution

Les espaces d’évolution sont redéfinis. Ils sont maintenant 5 (au lieu de 4 auparavant).

– de 0 à 6 mètres
– de 0 à 12 mètres
– de 0 à 20 mètres
– de 0 à 40 mètres
– de 0 à 60 mètres

On note la disparition des possibilités d’étendre les ex-espaces médian et lointain de 5 m (« dans des conditions matérielles et techniques favorables« ).

Le système des aptitudes

La nouveauté essentielle du texte réside principalement dans la définition assez précise des aptitudes nécessaires pour évoluer dans chaque espace de profondeur, soit encadré par un guide de palanquée, soit en autonomie (voir le détail des aptitudes dans l’annexe III-14a).

Les aptitudes requises pour plonger encadré par un guide sont dénommées « PE » :

– PE-1 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger encadré de 0 à 12 mètres.
– PE-2 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger encadré de 0 à 20 mètres.
– PE-3 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger encadré de 0 à 40 mètres.
– PE-4 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger encadré de 0 à 60 mètres.

Les aptitudes requises pour plonger en autonomie sont dénommées « PA » :

– PA-1 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger en autonomie de 0 à 12 mètres.
– PA-2 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger en autonomie de 0 à 20 mètres.
– PA-3 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger en autonomie de 0 à 40 mètres.
– PA-4 regroupe les aptitudes nécessaires pour plonger en autonomie de 0 à 60 mètres.

Ce système offre la possibilité nouvelle (pas l’obligation) d’un découplage complet entre profondeur et autonomie.

Annexe III-14a

Le rôle essentiel du Directeur de Plongée (DP)

Le rôle du Directeur de Plongée (DP) est nettement renforcé, puisque c’est lui seul qui reconnaît les aptitudes des plongeurs et les autorisent éventuellement à plonger en autonomie. L’article 322-81-1 précise en effet que « le plongeur justifie […] des aptitudes mentionnées […] notamment par la présentation d’un brevet, carnet de plongée ou diplôme. »

A travers cette phrase, on autorise finalement le DP à se fier à l’expérience et au vécu du plongeur, quelque soit son « origine » de formation. C’est d’ailleurs la raison d’être de ce nouveau Code du Sport : permettre l’accueil et la reconnaissance directe des plongeurs diplômés dans d’autres systèmes que les organismes français et CMAS.

Que deviennent les Niveaux FFESSM ?

Les Niveaux FFESSM actuels ne disparaissent pas pour autant, contrairement à ce que certains prétendent. L’annexe III-14b reconnaît des aptitudes directes aux titulaires de brevets FFESSM. Ainsi :

– le Niveau 1 est reconnu comme ayant de fait les aptitudes PE-2.
– S’il a reçu une formation à l’autonomie, il a aussi les aptitudes PA-1.
– le Niveau 2 est reconnu comme ayant de fait les aptitudes PE-3 et PA-2.
– le Niveau 3 est reconnu comme ayant de fait les aptitudes PE-4 et PA-4.
– le Niveau 4 est reconnu comme PE-4 et PA-4 + comme Guide de Palanquée (aptitude à encadrer des Niveaux inférieurs entre 0 et 40 mètres).

De plus, la possibilité est maintenant offerte d’accéder à l’espace de profondeur convoité, pendant sa formation, à condition d’être encadré par un moniteur qualifié :
– les prépas N1 peuvent accéder à l’espace de 0 à 20 mètres avec un E2,
– les prépas N2 peuvent accéder à l’espace de 0 à 40 mètres avec un E3,
– les prépas N3 et N4 peuvent accéder à l’espace de 0 à 60 mètres avec un E4.
Ce dernier point est une vraie nouveauté, dans la mesure où jusqu’à présent, au delà de 40 m, sur le plan réglementaire, il n’existait que de l’autonomie.

Enfin, rien n’empêche le DP de reconnaître une aptitude supplémentaire à un plongeur en fonction de ses qualifications autres ou de son expérience. Par exemple, un Niveau 1 avec beaucoup d’expérience, ayant déjà plongé dans les 30 m (à l’étranger par exemple), pourrait être « surclassé », le DP lui reconnaissant les aptitudes PE-3 pour l’autoriser à plonger encadré, sur un site jusqu’à 33 m, comme l’épave du Chaouen. Par contre, pour le moment, cette reconnaissance d’aptitude n’est valable que sur cette plongée là, avec ce DP.

A l’inverse, et comme auparavant, le DP n’est pas obligé d’autoriser systématiquement les plongeurs au maximum de leurs prérogatives. C’est lui qui fixe les caractéristiques de la plongée. Il peut donc parfaitement limiter les participants (en profondeur et/ou en temps, par exemple).

Il va donc falloir faire attention à bien distinguer niveaux et aptitudes !

Les encadrants et la reconnaissance des brevets CMAS …

Concernant les moniteurs, pas de changements pour ceux qui ont un brevet FFESSM, FSGT ou un brevet d’Etat. En revanche, les moniteurs CMAS qualifiés ailleurs que dans un organisme français semblent perdre quelques possibilités, mais il se peut qu’il s’agisse d’une « coquille » dans le texte …

En effet, les Moniteurs * (hors-France) ne sont pas reconnus comme Guide de Palanquée (GP) en exploration dans l’annexe III-15a (où un Moniteurs ** est demandé), alors qu’ils sont reconnus comme Enseignant niveau 2 (E2) dans l’annexe III-15b ! En somme, un Moniteur * (non qualifié en France) ne peut pas encadrer en explo (même entre 0 et 6 mètres), mais il peut enseigner jusqu’à 20 m de profondeur. Comprenne qui pourra.

Les plongeurs CMAS *** diplômés ailleurs que dans un organisme français, perdent également la possibilité d’être Guide de Palanquée. Dans les standards CMAS, les plongeurs *** sont théoriquement habilités à Guider une palanquée. A priori, l’Etat Français considère que certains organismes affiliés à la CMAS délivrent des Plongeurs CMAS *** « au rabais » (inaptes à l’encadrement de niveaux inférieurs) et ne souhaite pas prendre le risque de leur confier la direction d’une palanquée. Néanmoins, cette situation est assez cocasse dans la mesure ou la FFESSM est elle-même impliquée, puisqu’elle délivre des Niveaux 3, non formés à l’encadrement, mais disposant de l’équivalence Plongeur CMAS *** ! Cohérence, où es-tu ???

On note enfin que les Moniteurs *** (non qualifiés en France) ne sont plus reconnus comme E4 et de ce fait, ne peuvent plus encadrer au delà de 40 mètres (annexe III-15b). Il pourrait bien s’agir, là aussi, d’une volonté délibérée des autorités, qui considéreraient que certains organismes étrangers affiliés à la CMAS délivre un peu trop facilement les équivalents Moniteurs *** … Coup dur pour nos voisins Belges et Suisses notamment, chez qui les Moniteurs CMAS *** répondent à des exigences largement équivalents aux nôtres. La FFESSM propose en compensation une reconnaissance des Moniteurs CMAS *** au cas par cas (en considérant l’organisme d’origine) en tant que « Moniteurs associés » (voir site de la CTN FFESSM, pour plus de détails, http://www.infoplongee.fr/), mais la portée de ce système semble limitée pour le moment.

Conclusion

Au final, pas tant de changements que ça sur le fond. Pour un club fédéral comme le notre, honnêtement, ce nouveau texte ne devrait pas entraîner de révolution majeure. Il va surtout falloir faire s’habituer à distinguer niveaux et aptitudes.

De mon point de vue, le principal problème soulevé est la disparition des possibilités d’étendre les ex-espaces médian et lointain de 5 m. Cela remet en question la fréquentation de certains sites par des N1 et des N2 (là où le sable est à 22, 23 m ou 45 voir plus …). Et en termes de formation, il devient plus difficile pour les E3 de former les prépas N3 et N4 à 40 m. Il va falloir « déporter » la profondeur de travail un peu plus haut, vers les 35-38 m, sur fond de 40 (strict). En l’état actuel du manuel de formation technique de la FFESSM, un MF1 peut difficilement valider une aptitude à 40 (sur fond supérieur, comme spécifié dans les critères d’évaluation) … mais ceci n’est certainement qu’un mince détail pour la plupart d’entre-vous.

Bonnes plongées à toutes et tous.

Code du sport

Guide d’application-CDS2010

Patrice BERGEON MF1

La nouvelle est tombée samedi 21 août : Patrice est moniteur fédéral premier degré (MF1) et nous ne pouvons que le féliciter pour sa brillante réussite, fruit d’un travail acharné et d’une grande disponibilité.

Selon nos bonnes coutumes, Patrice nous fera le récit détaillé de son aventure lors d’un arrosage bien mérité.

Nous félicitons également les nouveaux initiateurs promus fin juillet : Lise ABISSE, Sébatien CHEVASSU et David RODRIGUEZ.

Nous remercions également l’ensemble des formateurs qui, par la qualité de leur enseignement, ont contribué à la réussite à 100 % de nos candidats.

Encore bravo aux nouveaux moniteurs .