Archive dans août 2008

Fin de formation N3 à Carry-le-Rouet

Dominique, Noël et Thierry étaient impatients d’en finir avec ce Niveau 3 qu’ils convoitaient depuis presque 2 ans. Rendez-vous est pris pour un week-end prolongé à Carry-le-Rouet, en face de Marseille, du 07 au 09 juin 2008.

La côte bleue

Au programme, 3 plongées à 40 mètres les matins pour affiner et évaluer leur maîtrise des assistances, du sauvetage et de la panne d’air, tester leur utilisation de l’ordinateur, peaufiner l’autonomie…

Pour accéder à la profondeur, nous devions passer par Plongée Passion, mon contact local habituel, très pro, fonctionnel et sympathique. Hélas, indisponible pour le samedi et dimanche. J’avais donc réservé chez un autre prestataire du coin, Au delà Plongée, que je connaissais simplement pour y avoir gonflé quelquefois à l’occasion.

1er contact le samedi matin à 8h30 : vérification des paperasses, définition des palanquées, équipement dans le (petit) vestiaire et direction le zodiac. Nous embarquons avec notre pilote et Directeur de plongée que nous appellerons JC pour garder l’anonymat.

D’entrée de jeu nous assistons à un curieux rituel que JC s’empresse de nous faire partager : le quai d’embarquement est assez haut et il y a une marche de plus d’1 m de haut et autant de large avant d’accéder au bateau. JC, brillant génie, à conçu et réalisé une sorte de grue pivotante avec laquelle il transborde les scaphandres du chariot au bateau et inversement au retour… L’idée est intéressante, mais au rythme d’un scaphandre par manipulation, ça prend vite du temps. JC reste bien au pied de sa grue pour tirer sur le bout et assurer les rotations de la grue. Nous remarquons vite son aptitude à donner des conseils percutants (des ordres ?) à tous ceux qui se trouvent à devoir amarrer les bouteilles à la grue, à les réceptionner et les ranger sur le bateau… et pendant ce temps là l’heure tourne… et le soleil tape !

Le concept de mentalisation ?

Pour raison réglementaire, je ne peux emmener que 2 élèves à 40 m. JC encadrera donc l’un de mes plongeurs. C’est Dominique l’heureux élu.
Au fur et à mesure que la procédure d’embarquement avance, JC, du pied de sa grue commence son briefing. Il se lance dans une grande description de sa pédagogie. Et nous lâche cette phrase avec le plus grand sérieux :
« De toute façon, avec moi la formation va plus vite. Vous gagnez des plongées grâce à la mentalisation ! »

Stupeur dans le groupe. Nous étions tous les 4 autour de lui. Nous avons tous relevé le mot et les regards se croisent. Nous le connaissons depuis moins de 2 h et nous n’osons pas rire…

Après une courte navigation, arrivée sur site, pendant que Thierry, Noël et moi nous nous équipons, JC débite son briefing à Dominique. Il lui parle de verticalité parfaite, de vitesse de descente, d’arrivée à 40 m en 1 min 30 (pas plus, pas moins)… bref, toutes sortes de détails bien peu utiles et abandonnés de presque tous les moniteurs au Niveau 3. La plongée s’annonce rude pour Domi et mes 2 élèves qui n’en n’ont pas perdu une miette semblent assez pressés de disparaître sous l’eau…

Sur notre 1er site, le tombant de l’Elvine, les remontées assistées s’enchaînent. Au retour en surface, nous remarquons l’absence de surveillance sur le bateau… Puis suit le débarquement du matos, avec la grue, interminable…

Petits pas vers l’autonomie

L’après-midi est consacré à une petite surprise perso, avec une plongées sur 15 à 20 m dans la calanque de La Vesse, pour travailler les sensations et notamment les remontées instinctives, sans instruments ! Pas facile au début, mais très formateur. Nous plongeons du bord, entre nous, ce qui nous permet de commencer à commenter nos impressions du matin.

Calanque de La Vesse

Le lendemain, ça recommence. Noël a bien tout tenté pour ne pas plonger avec notre ami JC, rebaptisé à juste titre « le Jean Claude VanDamme de la plongée« , mais ma décision était prise : ce sera bien lui.

Par chance pour lui, changement de pilote. L’embarquement est rapidement optimisé par la méthode « manuelle » traditionnelle. La grue est au repos. Finalement, la plongée de Noël se déroule sans encombres avec un moniteur « classique ».

Pendant ce temps, mes 2 autres cocos s’amusaient à me remonter en syncope et autres problèmes. Quelques difficultés pour Dominique qui semble assez sujet à la narcose. C’est vrai que vu de l’extérieur, purger la stab pour contrôler sa remontée alors qu’on a les palmes dans le sable à 40 m, c’est peu efficace, mais assez drôle !

Pas facile non plus l’apprentissage de l’autonomie : malgré ce que nous avions convenu avant la plongée, difficile de les voir se concerter et confronter les données des différents ordinateurs avant d’amorcer l’arrivée aux paliers… Comment savoir qu’il est temps de remonter pour l’autre, sans connaître la situation de sa décompression ?

Retour aux sources

Le 3ème jour nous nous rabattons sur mon club habituel, Plongée Passion (http://ppassion.club.fr/webppassion/index.html). L’accueil est tout de suite chaleureux, l’organisation impeccable, la sécurité optimale. Pour cette dernière plongée sur la Rague à Sars, l’exercice est plus complexe. Je dois réévaluer le sauvetage pour Dominique, la panne d’air pour Noël et apprécier les capacités d’autonomie du groupe. Le site descend vite sur 35-40 m avec de beaux tombants de part et d’autre d’une longue roche cerclée de sable.

Les 2 remontées assistées se déroule bien, sous l’œil observateur de Thierry. Par chance, la configuration du site se prête bien aussi à l’orientation. Pour regagner le mouillage, il faut traverser une étendue sableuse sur une trentaine de mètres qui sépare le sec du bord. Ce sera encore l’occasion de s’amuser un peu avec Thierry qui désigne parfaitement la bonne direction à suivre, puis se lance et dévie instantanément à 90° sans s’en rendre compte !

Au final, 3 nouveaux Niveau 3 bien sûr ! Félicitations !

Les 3 nouveaux lauréats

Mais je rentiendrai aussi un groupe agréable, la convivialité habituelle à l’ASC (en comité restreint), les spécialités culinaires « Abisse », le climat provençal avec la possibilité de déguster un bon repas en terrasse. Au passage, merci les gars pour l’enrouleur de parachute.

Convivialité

Et une petite pensée pour ma stab, l’objet de torture de mes élèves, qui a rendue l’âme à l’occasion de cette sortie, après 15 ans de bon et loyaux service… snif.

Et puis bien sûr nous retiendrons cette rencontre étonnante avec le JCV de la plongée et son mystérieux concept de mentalisation. Avec peut être quand même un petit fond de vérité car nous en avons tellement parlé et rigolé entre nous, qu’on peut se demander si ce n’était pas ça la « mentalisation »…

Didier MAGNIER MF1.

La nouvelle vient de tomber : Didier est moniteur fédéral premier degré et nous ne pouvons que le féliciter pour sa brillante réussite, fruit d’un travail acharné et d’une grande disponibilité.

Nous rapportons ci-dessous ses premières impressions :

« Un peu de nouvelles de Normandie,

Ca y est !!! Le soulagement est bien réel, le MF1 en poche.

Le stage final s’est bien déroulé, depuis le lundi 18/08 8h30, très instructif mais pas du tout théâtral comme je l’imaginais.

Mise en situation dès le lundi 18/08 9h00 sur candidats réels, et comme ça toute la semaine sur des Débutants N1 à Prépa N4 et P5, enfants et adultes, avec plusieurs plongées par jours + des devoirs le soir. En fait, c’était bien stressant quand même.
Point de vue météo, mauvais départ avec de la houle (quelques vomis pour appâter), rafales de vent (jusqu’à 100 km/h par moment), visi de merde à cause des gros coef des marées (il m’est arrivé de faire un baptême avec une visi de 50 cm, pauvre type !!!) mais cela s’est amélioré en fin de semaine.
Pas de soucis pour l’examen ».

Il nous faut maintenant encourager Patrice qui devrait se préparer au monitorat fédéral pendant cette saison et se présenter à l’examen dans un an.

Selon nos bonnes coutumes, Didier nous fera le récit détaillé de son aventure lors d’un arrosage bien mérité.

Encore bravo au nouveau moniteur.

Les plongées en mer rouge.

Bientôt trois mois que nous avons quitté la mer rouge, cette mer qui regorge de sites de plongées merveilleux. Pas la peine de plonger à des 40 mètres de profondeur (sauf pour Elphine Stone) pour voir des poissons. Au bord de la plage, on peut admirer des rascasses, des poissons flûtes, des tortues et plein d’autres !

A part la première plongée qui s’est faite depuis le bord, les suivantes se sont faites depuis le bateau. Sur le bateau, deux options s’offraient à nous selon le site de plongée : soit nous prenions le zodiac (à nos risques et périls !), soit nous partions depuis le bateau en faisant un magnifique saut droit.

Le départ pour la plongée

Je rappelle que pour faire un saut droit, nous devons avoir :
– l’embout du détendeur en bouche
– le masque en main ou déjà sur le visage
– la bouteille
– la ceinture de plombs

Bref, l’équipement intégrale ce qui inclue bien évidemment les palmes ! :-)) N’est-ce pas Jean-Luc ?

Une petite remarque, pendant que j’y pense. Si vous n’avez pas de chaussons pour vos palmes réglables, ne vous inquiétez pas, des baskets feront l’affaire ! B-)

Le départ pour la plongée

Ça y est, on se jette à l’eau, et là une explosion de couleurs frappe nos yeux. Les coraux sont de toutes les couleurs, ils resplendissent mais on a malheureusement pu voir sur certains sites de plongées des coraux morts. Après la couleur, c’est la vie qui nous frappe, la faune est très importante, c’est tant mieux pour nous !

La preuve en images.

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Un poisson clown défendant son anémone

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Une raie pastenague

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Une autre raie pastenague

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Une rascasse

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Une tortue cachée sous un rocher

Le poisson sans doute le plus impressionnant.

Un requin à pointe blanche ( Elphine Stone )

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Requin pointes blanches

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Quel est-ce poisson ?

Le temps est malheureusement venu de remonter à la surface.

Un plongeur

Et lorsqu’on perce la surface de l’eau, on nous signale l’arrivée d’un groupe de dauphins. Il reste 10 bars dans la bouteille mais ce n’est pas grave, on retourne à 2 mètres pour pouvoir voir les dauphins de plus près. C’est vraiment extraordinaire !

Des dauphins, qui ne sont pas rares en mer rouge.

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Un dauphin

Lorsque nous sommes de retour au camp, la tête pleine des poissons que nous avons vus, un autre animal nous attend pour prendre nos bouteilles.

Le fidèle destrier du camp !

Pas de doute la mer rouge est vraiment exceptionnelle.

Retour sur un séjour mémorable.

Après plusieurs hésitations pour la forme de cet article, j’ai décidé que le mieux était de mettre des photos avec des plus ou moins longs commentaires dessus, même si, il faut l’avouer, mes mots ne suffiront pas pour décrire la beauté et l’ambiance de ce séjour.

Awlad Baraka signifie les enfants de la chance, ce nom est bien approprié aux lieux, car pendant une semaine, on a été de grands enfants « chanceux ». Pour les informations pratiques sur le camp, je vous conseille de lire l’article d’Alain. N’espérez pas voir des photos de poissons dans cet article, celles-ci se trouveront dans un autre article.

Le magnifique camp d'Awlad Baraka

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Une hutte

Tout d’abord, le lever du soleil. Il faut le mériter pour pouvoir y assister ou il faut être matinale car il se lève à 6 heures (heure locale) soit 5 heures en France.

J’ai pu y assister et c’est vraiment merveilleux, les couleurs sont extraordinaires. Il se reflète sur la mer, c’est superbe !

Le lever du soleil sur la mer

Vient ensuite le réveil, malheureusement je n’ai pas de photos pour vous montrer les dégâts que produit la nuit sur nos valeureux plongeurs, mais certains avait la tête dans le… (moi la première !) Le petit déjeuner était donc, selon l’état des convives, silencieux ou vivant. Au menu, crêpes, confitures, œufs, pain égyptien… Certes les plats n’étaient pas diversifiés mais au moins tous les plongeurs ont pu enfiler leur combinaison !

Le petit déjeuner au campPetit_dejeuner_3.jpg

Petit_dejeuner_2.jpg

Une fois le petit déjeuner terminé, nous devions traverser un désert de 10 km non plutôt de 500 mètres pour embarquer sur le bateau, au nom imprononçable, qui nous emmenait sur les plus beaux sites de plongée.
Si quelqu’un se rappelle le nom des deux bateaux que nous avons pris, chapeau bas.

En route pour de nouvelles plongées !

Nous passions donc la journée sur le bateau, bateau assez âgé, il faut le reconnaître mais ça n’empêche pas qu’on y a passé du bon temps soit à bronzer, soit à admirer les dauphins qui venaient nous tenir compagnie un bref instant.

Un petit conseil à propos du bateau : si vous voulez manger du riz sur un bateau, mangez le dans la cabine mais pas en plein air. Véronique a essayé, je peux vous assurez que ce jour là, elle n’a pas mangé beaucoup de riz !

Les plongées finies, nous rentrions au camp, et après une bonne douche pour enlever tout le sel que nous n’avons pas l’habitude d’avoir à St Point, c’est l’heure de l’apéro ! Nous nous retrouvions tous autour d’un saucisson et d’une bouteille de vin ou d’un autre alcool. Et là, affalé sur les coussins, on parlait de tout et de rien (Est-ce qu’au bout de 20 ans l’amour est toujours le même ? question très débattue !) Mais on parlait surtout de ce qui nous avait amené en Egypte… les pyramides, euh non, la plongée, toujours la plongée ! Pendant ces apéritifs, on a pu assister à la fabrication du pain Egyptien, on a découvert que les chats Egyptiens volaient mieux que les chats occidentaux. Bref, c’était vraiment le moment « relax » de la journée.

L'apéritif où tout le monde raconte ses plongées et ses impressions !

Après l’apéritif, nous mangions au camp ou au centre de plongée sur la plage, où on a pu manger un barbecue au coin d’un feu et où nos papilles ont pu découvrir le carcadet et le café Egyptien qui se résume à un peu de café et beaucoup de sucre. La soirée se finissait dans la hutte du président qui avait bien entendu amené sa boisson favorite.

Enfin, le moment de regagner nos petites huttes, où nous attendaient de magnifiques bateaux, cygnes, cœurs,… Voilà, vous venez de passer une journée à Awlad Baraka, j’espère que ça vous a plu, pour toutes réclamations, n’hésitez pas à me contacter.